France-Juppé juge "suicidaire" de vouloir écarter Bayrou

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    PARIS, 3 novembre (Reuters) - Alain Juppé, favori pour 
décrocher l'investiture présidentielle de la droite, a jugé 
jeudi "suicidaire" l'idée de refuser le soutien de François 
Bayrou, sans lequel son camp offrira selon lui la première place 
à Marine Le Pen au premier tour en 2017. 
    Le cas du président du MoDem, qui empoisonne la campagne à 
droite depuis une dizaine de jours, a animé le second débat 
entre les sept concurrents, en particulier entre le maire de 
Bordeaux et Nicolas Sarkozy, qui en a fait son principal angle 
d'attaque. 
    "Ce n'est pas une polémique, c'est un choix politique 
majeur", a estimé l'ex-président lors de ces échanges retransmis 
sur BFM TV et iTELE. 
    Il a répété ses critiques à l'endroit du maire de Pau, honni 
par les sarkozystes depuis son vote en faveur de François 
Hollande au second tour de la présidentielle de 2012 et 
considéré comme le gage d'une "alternance molle". 
    "Je suis très surpris de cette fixation sur le cas de 
François Bayrou", a réagi Alain Juppé. 
    "Cette attitude est suicidaire, partir en guerre comme ça 
contre une tête de Turc (...). Elle est suicidaire, parce que 
c'est offrir sur un plateau à Mme Le Pen la première place au 
premier tour de l'élection présidentielle", a ajouté 
l'ex-Premier ministre. 
    "Je veux rassembler la droite, le centre, les déçus du 
hollandisme (...) ainsi que les déçus du Front national", a 
poursuivi le maire de Bordeaux, qui assure n'avoir rien promis à 
François Bayrou en échange de son soutien. 
    Il a par ailleurs dressé un parallèle avec l'ouverture à des 
personnalités de gauche pratiquée par Nicolas Sarkozy après sa 
victoire en 2007. 
    "Annoncer la couleur avant l'élection, ça me paraît plus 
loyal que d'attendre le lendemain de l'élection pour faire 
entrer des ministres appartenant au Parti socialiste et qui tout 
d'un coup rejoignent le gouvernement sans que les électeurs en 
aient été prévenus", a-t-il lancé. 
    Les autres candidats ont également exprimé leur avis sur la 
question, le plus souvent pour la juger dérisoire au regard des 
enjeux de la primaire. 
    "Six millions de chômeurs, 100% de dette, le totalitarisme 
islamique qui frappe à notre porte et le sujet majeur de la 
campagne des primaires, c'est le sort du maire de Pau. C'est le 
retour à la République des partis, c'est le retour aux petits 
arrangements électoraux", a déclaré François Fillon.  
    "Je ne rentre pas dans ce pugilat", a poursuivi l'ancien 
Premier ministre de Nicolas Sarkozy. 
    "Je trouve très surprenant le temps que nous accordons à 
François Bayrou. Il est, pour moi, le complice de l'élection de 
François Hollande à la présidence de la République en 2012", a 
estimé pour sa part Bruno Le Maire. 
 
 (Simon Carraud, édité par Sophie Louet) 
 
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  • pepitobo il y a 4 mois

    quel comique ce juppé qui veut gouverner en fait avec les mous du centre et les déçus de gauche et du FN????mais comment va t il s'y prendre pour contenter des courants politiques aussi dissemblables???il va nous condamner a la crise politique chronique et a l'abandon face aux terribles enjeux economiques et religieux!