France-Juppé aussi est "impatient" d'en découdre avec Sarkozy

le , mis à jour à 10:15
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    * Juppé dit à Sarkozy de s'affranchir des appareils 
partisans 
    * "J'espère que cela viendra vite", dit le maire de Bordeaux 
    * "Oui", Sarkozy a pris sa décision, mais il attend 
    * "Quelle surprise!", ironise François Fillon 
 
 (Actualisé avec réaction Fillon sur RTL) 
    PARIS, 1er juin (Reuters) - Alain Juppé, qui se dit tout 
aussi "impatient" que Nicolas Sarkozy d'entrer dans le vif de la 
primaire de la droite, conseille à son rival de prendre "un peu 
de distance avec les appareils partisans" pour légitimer sa 
candidature. 
    La campagne pour la primaire d'investiture à droite des 20 
et 27 novembre prochains gagne en intensité avec la 
multiplication des indices d'une future entrée en lice du 
président des Républicains, dont la cote auprès des 
sympathisants de droite progresse dans de récents sondages. 
    Dans un entretien à paraître jeudi dans Valeurs actuelles, 
Nicolas Sarkozy précise avoir pris une décision au sujet de sa 
candidature, mais n'en dit pas plus, jugeant que "ce n'est pas 
encore le moment". 
    "Nous sommes en juin, dois-je abandonner le navire? C'est la 
pagaille dans la rue et l'opposition ne devrait plus avoir de 
chef? Je m'y refuse. Je n'en ai pas le droit", justifie-t-il. 
    "Quelle surprise!", a ironisé mercredi sur RTL son ancien 
Premier ministre François Fillon, lui aussi candidat à 
l'investiture. "Mais s'il a pris la décision, on se semande 
pourquoi il ne l'annonce pas", a-t-il ajouté. 
    Samedi dernier, lors d'une rencontre avec de jeunes 
militants à Paris, l'ancien chef de l'Etat a pourtant confié son 
"impatience" d'en découdre. 
    "Vous êtes impatients? Je prends toutes vos impatiences, je 
les additionne et ça fait la moitié de mon impatience!", a-t-il 
lancé. 
     
    "SANS TAMBOUR NI TROMPETTE" 
    Dans le duel qui s'installe entre le prédécesseur de 
François Hollande et le maire de Bordeaux, favori des sondages 
pour la primaire et la présidentielle, Alain Juppé se prête 
désormais aux joutes. 
    "Chacun conçoit les choses à sa manière, mais pour être 
candidat, il lui faudra sans doute prendre un peu de distance 
avec les appareils partisans, qui souffrent d'un discrédit 
profond. J'espère que cela viendra vite. Vous voyez, moi aussi, 
je suis impatient!", déclare-t-il ainsi dans une interview 
publiée mercredi dans Le Figaro. 
    Les fidèles de Nicolas Sarkozy estiment que le contrôle du 
parti lui donnera un avantage décisif, ce qui suscite des 
interrogations dans les états-majors concurrents sur l'équilibre 
et la régularité du scrutin à venir.  
    Selon les statuts des Républicains, tout membre de la 
direction du parti briguant l'investiture doit se déclarer au 
plus tard quinze jours avant la date-limite de dépôt des 
candidatures, fixée au 9 septembre prochain. 
    Alain Juppé, qui revendique le soutien "de plus de 1.000 
maires", réunit mercredi à Paris une partie de ses soutiens 
locaux en marge du 99e Congrès des maires qui s'est ouvert 
mardi. Nicolas Sarkozy fera de même au siège des Républicains. 
    "J'ai choisi de faire une campagne de terrain sans tambour 
ni trompette. (...) J'ai fait le choix de laisser bourgeonner 
librement mes comités de soutien. Nous en comptons aujourd'hui 
plus d'un millier et ils attirent des participants qui n'avaient 
jamais milité dans aucun parti", souligne dans le Figaro Alain 
Juppé, qui entend isoler Nicolas Sarkozy en élargissant au 
maximum l'électorat de la primaire. 
 
 (Sophie Louet) 
 
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  • phili646 il y a 6 mois

    La droite joue la surenchère avec des propositions ultra libérales. Voila qui fera réfléchir une partie de l'électorat de gauche qui vilipende Mollasson 1er.quand à Marine elle n'a pas besoin de s'exprimer, c'est le jackpot !!!

  • xk8r il y a 6 mois

    Sarko croit au père noël ! il est fini..........

  • frk987 il y a 6 mois

    Le drame du suffrage universel en période de crise est assurément la démagogie, impossible de se faire élire sans promettre TOUT, un politicard "intelligent" (antinomique) devrait effectivement promettre tout et surtout ne rien tenir. Mais c'est trop leur demander.

  • antoin94 il y a 6 mois

    Méfiance : NS est un battant qui ne reculera devant aucune démagogie et malheureusement , cela risque de payer : les Francais entre un politique démagogue ( Mitterand , Chirac ) et un non-démagogue ( Giscard , Barre , Rocard , Jospin ) ont toujours choisi le démagogue . L'épisode De Gaulle est un accident de l'Histoire qui a peu de chances (heureusement ! ) de se reproduire !