France-Jouyet, Davet et Lhomme poursuivis pour diffamation

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PARIS, 17 novembre (Reuters) - François Fillon a lancé lundi des poursuites en diffamation contre le secrétaire général de l'Elysée Jean-Pierre Jouyet et les journalistes du Monde Gérard Davet et Fabrice Lhomme, a-t-on appris lundi auprès de son avocat. Une première audience doit avoir lieu le 13 janvier prochain, a précisé Me Jean-Pierre Versini-Campinchi. Dans leur livre "Sarko s'est tuer", les deux journalistes affirment que lors d'un déjeuner fin juin, François Fillon aurait demandé à Jean-Pierre Jouyet de "taper vite" sur Nicolas Sarkozy et de faire accélérer les procédures judiciaires le visant pour ne pas le "laisser revenir" en politique. Après un démenti, le secrétaire général de l'Elysée, dont le témoignage a été enregistré le 20 septembre par les journalistes du Monde, est revenu sur ses dires, affirmant que François Fillon lui avait parlé du dossier Bygmalion et du paiement des pénalités liées à l'invalidation des comptes de campagne de Nicolas Sarkozy. Dans ses poursuites, François Fillon vise les propos relatés dans le livre "Sarko s'est tuer", l'article du Monde faisant état de cette affaire, ainsi que le communiqué de Jean-Pierre Jouyet à l'AFP revenant sur son démenti, a précisé à Reuters Me Jean-Pierre Versini-Campinchi. Pour l'avocat, le secrétaire général de l'Elysée "sous-entend" dans ce communiqué que François Fillon lui a effectivement demandé de "taper vite" sur l'ancien président, ce qu'il nie avec véhémence. Vendredi soir, les conseils de l'ex-Premier ministre UMP ont déjà demandé à la justice une copie des enregistrements de la conversation qu'ont eue les journalistes du Monde avec Jean-Pierre Jouyet, expliquant envisager de poursuivre Gérard Davet et Fabrice Lhomme pour "faute". L'une des avocates de François Fillon, Orly Rezlan, a dit vouloir connaître les circonstances dans lesquelles Jean-Pierre Jouyet a tenu ses propos, pour vérifier notamment qu'une "déclaration minuscule" n'a pas été "montée en épingle" pour faire un "coup éditorial". ID:nL6N0T45CG Le tribunal des référés doit rendre sa décision jeudi. François Fillon a implicitement accusé dimanche François Hollande d'être à l'origine d'une "machination" pour l'éliminer, ainsi que Nicolas Sarkozy, de la course à l'élection présidentielle de 2017. Le chef de l'Etat a quant à lui apporté pour la première fois dimanche un soutien public à son premier collaborateur. ID:nL6N0T6115 (Chine Labbé, édité par Yves Clarisse)

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