France-Journée nationale de manifestation contre la loi Travail

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    * Des organisations de jeunesse en première ligne 
    * Perturbations à la SNCF, trafic quasi normal à la RATP 
    * Hollande tente de déminer, mise en garde du Medef 
 
    PARIS, 9 mars (Reuters) - Des manifestations sont prévues ce 
mercredi partout en France à l'appel de syndicats, 
d'organisations de jeunesse et de groupes citoyens qui réclament 
le retrait ou la modification du projet de réforme du droit de 
travail.  
    Les organisateurs présentent cette mobilisation, menée en 
parallèle d'une grève des cheminots, comme une mise en jambes 
avant la grande journée de grèves et de manifestations d'ores et 
déjà prévue le 31 mars. 
    La mobilisation de la jeunesse est suivie attentivement par 
le gouvernement, qui n'a pas oublié la mobilisation organisée il 
y a dix ans contre le Contrat première embauche (CPE) qui avait 
contraint le gouvernement Villepin à retirer son projet. 
    Plus d'un million de personnes ont signé la pétition en 
ligne contre le projet de réforme du droit du travail, probable 
dernière grande réforme du quinquennat Hollande.  
    "On attend que ce clic sur internet devienne une vraie 
mobilisation", a dit le numéro un de la CGT, Philippe Martinez, 
sur France Inter. "Il y a encore du monde à convaincre mais déjà 
avec le nombre de manifestations prévues il va y avoir du monde 
dans les rues". 
    Plus de 250 rassemblements ou actions diverses sont 
répertoriées sur le site de l'appel Facebook à manifester. Des 
manifestations sont organisées partout en France, comme à 
Marseille, Lyon, Toulouse, Montpellier ou Nice. 
    A Paris, trois cortèges sont prévus. Un premier se réunira 
en fin de matinée devant le siège du Medef pour rejoindre le 
ministère du Travail, rue de Grenelle, à l'appel d'une 
intersyndicale et d'une vingtaine d'organisations de jeunesse de 
gauche. 
    Les manifestants sont ensuite invités à se joindre à une 
mobilisation citoyenne lancée sur Facebook et soutenue par 
certains syndicats de jeunes. Le rendez-vous est donné à 14 
heures, place de la République.    
    Enfin, une troisième action a été lancée sur le réseau 
social avec comme point de rencontre la place de la Nation, à 11 
heures. Elle invite les participants à "bloquer les usines, 
routes, lycées, et facultés pour bloquer l'économie". 
     
     TROIS CORTEGES PARISIENS 
    Cette journée intervient le jour où le projet de réforme 
devait initialement être présenté en Conseil des ministres, 
avant que le gouvernement ne le reporte au 24 mars pour négocier 
à la fois avec les syndicats et sa majorité, très récalcitrante. 
    "Il faut enlever (le texte-NDRL) et commencer à vraiment 
discuter", a répété mercredi Philippe Martinez. "La CGT a 
présenté un projet (...) on a des propositions très concrètes on 
peut en discuter dès que ce texte-là est retiré".  
   "Tout dans ce texte fait en sorte que les droits des salariés 
ne soient plus respectés", a-t-il ajouté. "Je ne comprends pas 
qu'on puisse dire il faut favoriser les licenciements pour créer 
des emplois".  
    Le secrétaire général de la CGT constate "que le 
gouvernement a reculé parce qu'il y avait des mobilisations. 
Aucun syndicat n'est d'accord avec la loi et ça, ça pèse sur 
l'avis du gouvernement".  
    Reçus lundi par le Premier ministre, les dirigeants des 
syndicats "réformistes" CFDT et CFTC ont laissé entendre que des 
"choses pouvaient évoluer" dans le projet de loi. 
    Face à cette perspective, le patronat français a mis en 
garde Manuel Valls contre tout recul sur le texte et l'ont 
appelé à ne pas "dénaturer" le projet de loi  ID:nL5N16G57W . 
    Dans l'entourage de Manuel Valls, on indique que le 
gouvernement est prêt à "bouger des curseurs, mais sans modifier 
l'architecture du texte".  
    Mardi soir, François Hollande a tenté d'apaiser les tensions 
à la veille de la mobilisation, en indiquant avoir bon espoir 
d'"éviter les ruptures" et a assuré les jeunes que le 
gouvernement oeuvrait à leur avenir  .  
    Parallèlement à la mobilisation contre la loi Travail, les 
syndicats des cheminots ont appelé à la grève pour réclamer 
notamment le respect des conditions de travail.  
    A la SNCF, le trafic est fortement perturbé, avec en moyenne 
un train sur trois circulant sur les lignes TER, Intercités, 
Transiliens et certains axes TGV. A la RATP, le trafic est en 
revanche quasiment normal pour le métro parisien et la partie du 
RER gérée par l'entreprise.   
    En Île-de-France, la circulation était "très dense" vers 
08h30, avec 311 km de bouchons de cumulés à 07h51, une tendance 
à la hausse, selon Bison Fûté.  
 
 (Marine Pennetier, édité par Pierre Serisier) 
 
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  • M2266292 le mercredi 9 mar 2016 à 10:56

    Ils feraient mieux de faire une journée pour la création d'emplois, d'entreprises et assumer de vraies responsabilités . Ils préfèrent profiter du système.