France-Jérôme Lavrilleux officiellement exclu de l'UMP

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(Ajoute citations) PARIS, 4 novembre (Reuters) - Jérôme Lavrilleux, ancien directeur de cabinet de Jean-François Copé à la présidence de l'UMP et ancien directeur adjoint de la campagne de 2012 de Nicolas Sarkozy, a été officiellement exclu mardi du parti d'opposition. Le bureau politique de l'UMP a entériné à l'unanimité moins deux abstentions cette décision attendue. Une procédure d'exclusion avait été engagée le 24 juin dernier à l'encontre de l'eurodéputé dans le sillage de l'affaire Bygmalion. Jérôme Lavrilleux, à l'origine des révélations sur un système présumé de fausses factures durant la campagne de Nicolas Sarkozy en 2012, s'était mis en congé de l'UMP le 15 octobre dernier, estimant son sort scellé d'avance. "Le bureau politique, pour fonder cette décision, n'a pu faire que le constat du très grave préjudice subi par l'UMP", dit le parti dans un communiqué, évoquant une crise "sans précédent" qui a "posé la question de l'existence même de l'UMP". "Première victime dans cette affaire dite 'Bygmalion', l'UMP a porté plainte et s'est constituée partie civile. C'est de la justice et d'elle seule que l'UMP attend avec confiance la vérité, toute la vérité dans cette affaire." Agé de 45 ans, Jérôme Lavrilleux a adhéré au RPR en 1989, puis à l'UMP en 2002, année de sa création. L'ancien bras droit de Jean-François Copé a dénoncé "une justice d'exception avec un peloton d'exécution déjà réuni" , des "règlements de comptes par personnes interposées" en visant nommément François Fillon "et sans doute Alain Juppé". Il menaçait durant l'été de reprendre sa liberté de parole dans l'hypothèse de son éviction. Jérôme Lavrilleux a déclaré récemment dans L'Express avoir "du mal à imaginer" que Nicolas Sarkozy ne connaissait pas Bygmalion, la société de communication au coeur du système présumé frauduleux de la campagne de 2012, comme ce dernier l'affirme, mais il exonère l'ancien président. "L'honnêteté n'empêche pas la maladresse", dit l'élu, qui a fait savoir qu'il voterait pour Nicolas Sarkozy lors du premier tour de l'élection à la présidence de l'UMP, le 29 novembre. Son exclusion de l'UMP devrait entraîner une procédure similaire au sein du Parti populaire européen (PPE). (Sophie Louet, avec Grégory Blachier, édité par Yves Clarisse)

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  • mlaure13 le mardi 4 nov 2014 à 19:19

    ...il a dit la vérité...il faudra le fusillier !!!...