France-Jean-Marie Le Pen à nouveau convoqué par le FN

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PARIS, 4 août (Reuters) - Jean-Marie Le Pen est convoqué le 20 août prochain devant le bureau exécutif du Front national qui statuera en formation disciplinaire, nouvel épisode du conflit qui l'oppose à la présidente, sa fille Marine, a-t-on appris auprès du parti. Le co-fondateur du FN, qu'il a présidé jusqu'en 2011, avait été suspendu en mai de sa qualité d'adhérent dans l'attente d'une assemblée générale qui a, en juillet, supprimé son poste de président d'honneur. Mais la justice lui a donné raison à deux reprises, d'abord en annulant la sanction, ensuite en suspendant l'assemblée générale extraordinaire organisée par correspondance et dont le résultat avait conforté les dirigeants actuels du FN. ID:nL5N1083IO Après ses victoires judiciaires, Jean-Marie Le Pen avait laissé entendre qu'il participerait à l'université d'été du FN, début septembre à Marseille, mais aussi qu'il pourrait faire dissidence aux régionales de décembre en Provence-Alpes-Côte d'Azur, où sa petite-fille Marion Maréchal est candidate. Une nouvelle convocation devant une instance disciplinaire lui a été adressée mardi, par un courrier signé de Marine Le Pen, dans lequel lui sont à nouveau reprochés, entre autres, des propos tenus au printemps sur les chambres à gaz nazies ou pour réhabiliter le maréchal Pétain. "C'est scandaleux de convoquer en plein milieu du mois d'août, pendant les vacances. C'est une manoeuvre de plus, de ces manoeuvres dilatoires dans lesquelles le Front national s'est engagé depuis quelque temps", a dit Jean-Marie Le Pen, 87 ans, sur iTELE. "Marine Le Pen a laissé entendre qu'elle voulait m'exclure comme adhérent alors on verra bien. Elle a déjà perdu trois fois devant la justice, elle perdra une fois suivante", a-t-il ajouté. "De tels procédés sont abjects et tout à fait indignes de candidats à la présidence de la République." Wallerand de Saint-Just, candidat FN aux régionales en Ile-de-France, a expliqué pour sa part que cette nouvelle procédure s'inscrivait dans la politique de normalisation du parti, que Marine Le Pen cherche depuis quatre ans à "dédiaboliser". "Cette décision est l'expression de la volonté du Front national, une volonté politique, de faire en sorte que soit écartée du FN le plus possible toute accusation de racisme ou d'antisémitisme", a-t-il dit sur iTELE. "C'est comme ça qu'il faut voir les choses, ça va au-delà de la personne de monsieur Le Pen", a-t-il ajouté. (Gregory Blachier, édité par Yves Clarisse)

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