France-Jean-François Copé a renoué avec Nicolas Sarkozy

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    PARIS, 10 juin (Reuters) - Jean-François Copé, qui affirme 
avoir "tourné la page" des inimitiés avec Nicolas Sarkozy, a mis 
en avant vendredi des "convergences fortes" avec l'ancien 
président tout en estimant que son discours sur l'identité 
nationale était dépassé. 
    Le député-maire de Meaux, candidat à la primaire de la 
droite, a rencontré jeudi le président des Républicains à sa 
demande après près d'un an de brouille liée à l'affaire 
Bygmalion, un système présumé de fausses factures lors de la 
campagne de Nicolas Sarkozy en 2012. 
    Jean-François Copé a été mis hors de cause dans ce dossier, 
Nicolas Sarkozy a été mis en examen en février dernier pour 
financement illégal de campagne électorale. 
    "On n'est pas du tout rentré dans le détail. (...) La page 
est tournée pour ce qui me concerne", a déclaré à propos de 
l'affaire l'ancien président de l'UMP sur RTL. 
    Prié de dire si l'hypothèse d'une alliance avec Nicolas 
Sarkozy, dans l'entre-deux-tours de la primaire, était 
envisageable, Jean-François Copé, qui ne recueille que deux à 
trois pour cent d'intentions de vote, a répondu : "A chaque jour 
suffit sa peine." 
    "Il y a des convergences fortes entre Nicolas Sarkozy et 
moi, ce n'est pas un secret, mais en revanche on a aussi parfois 
quelques divergences", a-t-il expliqué. 
    Au nombre des convergences, la défense d'"une droite 
décomplexée par rapport à d'autres qui sont dans une droite 
peut-être plus tiède", une référence à Alain Juppé. 
    Au nombre des divergences : le discours sur l'identité 
nationale, que Nicolas Sarkozy a relancé mercredi soir lors 
d'une réunion publique dans le Nord. 
    "Mon analyse, c'est qu'on n'est plus en 2007, ni en 2012. 
(...) Oui, bien sûr, la question de la Nation, la question de la 
République qu'il faut remobiliser, elle est capitale, mais ce 
que les gens demandent, en fait, ce sont maintenant des 
mesures", a dit Jean-François Copé. 
    Alain Juppé, favori de la primaire, a convenu vendredi sur 
France Info qu'il ne fallait pas "éluder" ce débat, mais il a de 
nouveau marqué sa différence avec Nicolas Sarkozy sur le sujet. 
    "Moi je ne considère pas qu'identité rime avec exclusion. 
Pour moi, identité rime avec diversité et unité. La France est 
diverse, nous n'avons pas les mêmes origines, les mêmes couleurs 
de peau, les mêmes religions, c'est un fait, il faut le 
respecter", a-t-il dit. 
    Quant aux "racines chrétiennes" de la France exaltées par 
Nicolas Sarkozy, le maire de Bordeaux a ajouté : "Elle n'a pas 
que des racines chrétiennes, elle a des racines 
judéo-chrétiennes, elle a des racines gréco-latines..." 
    Jeudi, sur Europe 1, le président des Républicains avait 
raillé l'approche d'Alain Juppé, qui plaide pour "l'identité 
heureuse". 
    "L'identité heureuse, dans un pays qui a six millions de 
chômeurs, malheureusement ça n'existe pas". 
 
 (Sophie Louet) 
 
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  • lolin il y a 12 mois

    Ils n'ont aucune honte, aucun scrupules,aucune dignité, prêts à vendre leur âme au diable pour retrouver le pouvoir et se goinfrer à nouveau sur notre dos.lamentable.