France-Intermarché maintient 507 emplois à l'abattoir Gad

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RENNES, 29 septembre (Reuters) - Un total de 507 emplois en CDI sur 755 seront maintenus sur le site de l'abattoir de porcs Gad de Josselin (Morbihan), dans le cadre de sa reprise par le groupe Intermarché, a-t-on appris lundi auprès de la direction de l'abattoir placé en liquidation judiciaire. Lors d'un comité d'entreprise, la direction de Gad SAS a précisé qu'un plan de sauvegarde de l'emploi concernant « entre 250 et 300 salariés » serait mis en place, « en fonction de la capacité des repreneurs à améliorer leur offre ». Cette offre, déposée le 25 septembre par la société SVA-Jean Rozé de Vitré (Ille-et-Vilaine), filiale du groupement des Mousquetaires, sera examinée le 13 octobre par le tribunal de commerce de Rennes. «Cent cinquante-cinq postes de reclassement sont d'ores et déjà proposés au sein du groupe Cecab » dont dépend le site de Josselin, précise la direction de Gad dans un communiqué. L'offre de reprise d'Intermarché représente « un projet industriel de long terme », selon Gad, avec « des repreneurs expérimentés () dont la connaissance profonde de la filière porcine sont des gages d'avenir ». La société SVA a indiqué pour sa part la semaine dernière que son "projet de reprise vise à construire avec les éleveurs une filière porcine durable pour les consommateurs : de l'amont à l'aval, solide et cohérente". Le groupe Intermarché envisage notamment un investissement de 20 millions d'euros pour moderniser l'abattoir de Josselin. En février 2013, la société Gad SAS avait été placée en redressement judiciaire, entraînant la fermeture du site de Lampaul-Guimiliau et la suppression de quelque 900 postes dans le Finistère, en raison d'un fort endettement et de problèmes de trésorerie récurrents. L'une des deux unités demeurant en activité à Lampaul-Guimiliau et employant encore 13 personnes pourrait être reprise par la société SARIA, mais aucune offre n'a été déposée pour la seconde unité qui compte 58 salariés. Selon la direction de GAD SAS, les difficultés de l'entreprise ont été aggravées ces derniers mois par l'embargo russe décrété en janvier dernier sur le porc européen qui a déclenché une concurrence très vive entre opérateurs de l'UE. Placé début septembre en cessation de paiement, GAD SAS met aussi en cause "le différentiel défavorable du prix du porc en France par rapport à ses concurrents", et "le dumping social, notamment allemand". (Pierre-Henri Allain, édité par Sophie Louet)

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