France-Interdiction des manifestations à Calais

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    PARIS, 3 février (Reuters) - Le ministre de l'Intérieur, 
Bernard Cazeneuve, a annoncé mercredi l'interdiction de toute 
manifestation susceptible de troubler l'ordre public à Calais, 
où le mouvement islamophobe Pediga voulait défiler ce week-end. 
    Cette mesure vise également à éviter tout affrontement entre 
les soutiens des migrants installés dans la "jungle" et une 
partie de la population. 
    Bernard Cazeneuve a fait cette annonce après avoir reçu la 
maire Les Républicains de Calais, Natacha Bouchart, et le 
président LR du Conseil régional de Nord-Pas-de-Calais-Picardie, 
Xavier Bertrand, ainsi que le député socialiste du Pas-de-Calais 
Yann Capet. 
    Cet entretien, en présence du ministre de la Justice, 
Jean-Jacques Urvoas, avait été décidé au lendemain de la 
manifestation de soutien aux migrants du 23 janvier, qui avait 
vu un nombre important de migrants envahir le port. 
    Un homme avait menacé des manifestants avec un fusil. 
    Le gouvernement a décidé "de procéder à l'interdiction de 
toutes les manifestations, quels que soient leurs organisateurs, 
qui sont susceptibles d'occasionner des troubles à l'ordre 
public, de telle sorte à éviter dans cette ville des 
affrontements qui n'ont pas lieu d'être", a dit Bernard 
Cazeneuve à la presse. 
    Xavier Bertrand avait auparavant déclaré sur France Info 
qu'il fallait "mettre hors d'état de nuire les agitateurs, les 
provocateurs que sont les 'No Borders', qui parfois viennent 
dire à certains migrants d'attaquer les CRS." 
    Réclamant une réponse judiciaire beaucoup plus forte, il a 
estimé que les provocateurs "qui ne peuvent pas bénéficier du 
droit d'asile doivent être reconduits à la frontière". 
    Le gouvernement considère que la situation est en cours 
d'amélioration à Calais, où il n'y aurait plus que 3.000 
migrants espérant pouvoir passer en Grande-Bretagne contre près 
de 6.000 il y a quelques mois.  
    Plus de 2.300 personnes ont été réorientées vers des centres 
d'accueil à travers la France et 1.600 faux réfugiés ont été 
expulsés, dit-on au ministère de l'Intérieur. 
    "On ne passe plus à Calais comme à Dunkerque et on essaie de 
convaincre les gens de reconsidérer leur projet migratoire en 
expliquant qu'ils ne pourront plus passer", explique-t-on. "On 
est sur une démarche qui marche".   
 
 (Gérard Bon, édité par Yves Clarisse) 
 
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  • jjd47 il y a 10 mois

    Et les riverains , la fermer!!!!démocratie exemplaire.... pour les "élites"

  • M940878 il y a 10 mois

    le contribuable français doit payer et se taire face à la colonisation africaine