France-Indignation après des tirs sur un centre de migrants

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 (Actualisé avec coups tirés sur un autre futur centre §§ 9-10) 
    NANTES, 6 octobre (Reuters) - Des coups de feu tirés sur les 
baies vitrées d'un centre de vacances devant accueillir 70 
migrants de la "Jungle" de Calais à Saint-Brévin-les-Pins 
(Loire-Atlantique) ont provoqué jeudi des réactions 
d'indigantion, la ministre du Logement parlant de racisme. 
    L'accueil de migrants provoque depuis plusieurs semaines des 
tensions à Saint-Brévin-les-Pins, station balnéaire située face 
à Saint-Nazaire, comme dans plusieurs autres communes de France. 
    "J'appelle tous les Français à simplement dire 
qu'aujourd'hui c'est pas difficile d'accueillir, sur l'ensemble 
du territoire, de petits groupes de personnes", a déclaré 
Emmanuelle Cosse sur Europe 1. 
    "Nous ouvrirons des centres (d'accueil et d'orientation) 
pour atteindre ces 9.000 places (objectif fixé par le 
gouvernement), parce qu'on ne peut pas accepter de laisser des 
gens à la rue dans la boue, alors qu'ils relèvent du droit 
d'asile", a ajouté la ministre. 
    Les tirs sont survenus mardi soir, à la veille de la 
signature d'une convention de mise à disposition de 3.200 lits 
au niveau national entre la Caisse centrale des activités 
sociales (CCAS) des personnels des industries électriques et 
gazières et le ministère de l'Intérieur. 
    Un collectif de "Brévinois contre l'implantation de 
migrants" a condamné jeudi les coups de feu tout en soulignant, 
sur sa page Facebook, que "l'imposition de migrants dans notre 
commune, sans aucune concertation (), est également une 
violence qu'il convient de condamner". 
    La CGT, qui gère l'ancien centre communal d'action sociale 
(CCAS) de Saint-Brévin-Les-Pins, a dénoncé pour sa part mercredi 
une "lâche tentative d'intimidation" et des "actes intolérables 
et d'un autre temps". 
    "Les déclarations de différentes personnalités politiques, 
oublieuses de leurs responsabilités et de celle de la France à 
l'égard du droit d'asile, nourrissent un climat délétère, 
excitent les peurs et provoquent la haine", a dit le syndicat 
dans un communiqué, visant notamment l'ancien président Nicolas 
Sarkozy, candidat à la primaire de la droite et du centre. 
    Des coups de feu ont par ailleurs été tirés dans la nuit de 
mercredi à jeudi sur un bâtiment appelé à devenir un centre 
d'accueil de migrants, à Saint-Hilaire-du-Rosier (Isère), a-t-on 
appris de source proche de l'enquête. 
    Selon Le Dauphiné libéré, les décharges de chevrotine ont 
été tirées par un fusil de chasse. Toujours selon le quotidien 
de la région, des inscriptions hostiles aux migrants ont 
également été découvertes dans des rues voisines. 
 
 (Guillaume Frouin avec Simon Carraud à Paris, édité par Marc 
Angrand) 
 
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