France-Incendie d'un site pétrochimique, malveillance envisagée

le , mis à jour à 13:09
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(Actualisé avec fin de l'incendie, porte-parole) MARSEILLE, 14 juillet (Reuters) - La thèse d'un acte malveillant est privilégiée par les enquêteurs pour l'origine d'un incendie qui a fait rage pendant plusieurs heures mardi sur le complexe pétrochimique du groupe américain LyondellBasell LYB.N à Berre l'Etang (Bouches-du-Rhône), a-t-on déclaré de source proche du dossier. Le sinistre, qui n'a fait apparemment aucune victime, s'est déclaré vers 03h00 après des explosions dans deux bacs d'essence et de naphta distants de quelques centaines de mètres. De source proche du dossier, on indique que l'explosion simultanée de deux cuves éloignées fait douter de la possibilité d'un incident technique. "La thèse d'un acte de malveillance est clairement envisagée", ajoute-t-on. Quelque 120 pompiers et une cinquantaine de véhicules ont été mobilisés en complément des moyens internes de l'entreprise pour combattre le sinistre. Le feu dans le bac d'essence a été circonscrit dans un premier temps, puis celui du bac de naphta, un dérivé du pétrole, en fin de matinée. "Le second incendie a été maîtrisé. Le site fonctionne normalement", a indiqué un porte-parole de LyondellBasell. Le vent a propagé le panache de fumée vers les communes alentour mais la préfecture des Bouches-du-Rhône a indiqué que, compte tenu du produit présent dans la cuve et de la hauteur du panache de fumée, "il n'y a pas dans l'immédiat de risque significatif pour la santé". Air Paca, organisme indépendant de contrôle de la qualité de l'air, a relevé les données des stations d'analyse dans la zone concernée. Le site de LyondellBasell, où sont employés près de 2.000 personnes, dont la moitié de sous-traitants, intègre une raffinerie à l'arrêt pour laquelle le groupe américain avait annoncé en 2011 se mettre en quête d'un acquéreur. Après un blocage du site, il avait accepté de mettre cette raffinerie "sous cocon" pour une durée de deux ans et l'a maintenue en capacité de redémarrer pour répondre à une alternative à sa fermeture. (François Revilla et Nicolas Bertin, édité par Yann Le Guernigou)

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  • M940878 le mardi 14 juil 2015 à 13:15

    c'est un attentat , mais requalifié en acte malveillant le jour où le pantin de l'Elysée montre sa bedaine