France-Impact structurel des attentats de E200 à 300 mls pour la SNCF

le
0
    PARIS, 20 décembre (Reuters) - L'impact structurel des 
attentats du 13 novembre sur le budget de la SNCF "pourrait être 
de l'ordre de 200 à 300 millions d'euros", a déclaré dimanche 
Guillaume Pépy qui a annoncé l'acquisition de "plusieurs 
centaines" de détecteurs d'explosifs par la compagnie 
ferroviaire publique. 
    Les pertes financières liées aux attentats de Paris et 
Saint-Denis sont pour l'heure "de l'ordre de 50 à 100 millions 
d'euros parce que beaucoup de touristes étrangers ne sont pas 
venus en France", a expliqué le président du directoire de la 
SNCF dans le cadre du "Grand Jury" RTL-Le Figaro-LCI. 
    L'entreprise, a-t-il poursuivi, table pour son budget 2016 
sur "un impact structurel des attentats qui pourrait être de 
l'ordre de 200 à 300 millions d'euros." 
    Pour autant, "il n'y a pas d'augmentation des tarifs prévue 
pour 2016", a dit Guillaume Pépy. 
    Actuellement, la SNCF fait face chaque mois à "300 alertes 
au colis suspect dans les gares". Ces alertes se sont avérées 
infondées à ce jour. 
    Pour renforcer son dispositif de sécurité, l'entreprise a 
décidé de se doter de détecteurs d'explosifs, des "Itemiser". 
    "On va en acheter plusieurs centaines cette année. Cette 
machine est en cours d'homologation", a dit Guillaume Pépy. 
    La SNCF dispose d'ores et déjà de 31.000 caméras de 
surveillance dans les gares et trains et a dernièrement renforcé 
les prérogatives de ses 3.500 cheminots chargés spécifiquement 
de la sécurité. Ils peuvent désormais effectuer des patrouilles 
armées en civil dans les rames. 
    L'entreprise dépense annuellement "à peu près 500 millions 
d'euros pour la sûreté", a rappelé Guillaume Pépy. "Aujourd'hui 
à la SNCF, on a l'obsession de la sûreté." 
    Les portiques de sécurité, ainsi que les caissons scanners 
pour les bagages, qui sont entrés en service dimanche sur les 
quais du Thalys à Paris et Lille, à destination de l'Europe du 
Nord, ont coûté à la SNCF 5,5 millions d'euros. 
    "Les portiques, ce n'est pas la panacée", a concédé 
Guillaume Pépy, tout en souhaitant que les autres pays européens 
concernés -- Belgique, Allemagne, Pays-Bas -- imitent la France. 
    "Nous pensons, parce que la France est pionnière sur le 
Thalys, que les autres pays vont eux-mêmes y réfléchir et sans 
doute prendre la même décision", a-t-il déclaré. 
    La ministre de l'Ecologie, du Développement durable et de 
l'Energie, qui supervise les transports, a déclaré jeudi dernier 
que la France était en discussion à ce sujet avec ses 
partenaires belges, néerlandais et allemands. 
    "Ils ont été peut-être surpris par la vitesse de déploiement 
de ces portiques. Aujourd'hui, il faut qu'ils s'y mettent. Nous 
allons d'ailleurs les inviter en janvier pour leur montrer le 
système", a dit Ségolène Royal à la presse. 
 
 (Sophie Louet) 
 

Valeur associée
  Libellé Bourse Dernier Var. Vol.
Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
Aucun commentaire n'est disponible pour l'instant