France-Il reste six mois pour réformer, dit le patron du Medef

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PARIS, 25 août (Reuters) - Le président du Medef, Pierre Gattaz, exhorte le gouvernement à pousser les feux des réformes économiques et des baisses de charges dans les six prochains mois, estimant qu'ensuite le mouvement sera paralysé par la proximité de la présidentielle. Dans une interview accordée à L'Opinion, le patron des patrons français se dit "rassuré" par la tribune publiée mardi dans Les Echos par Manuel Valls. ID:nL5N10Z3O6 Le Premier ministre y affirme qu'il entend poursuivre sur la voie des réformes afin de "débloquer" une croissance encore "trop faible" en réduisant notamment la pression fiscale et en allant plus loin dans la refonte du marché du travail. "Mais nous restons vigilants sur l'exécution du Pacte" de responsabilité, déclare Pierre Gattaz à la veille de l'ouverture de l'université d'été de son mouvement. Il souligne dans L'Opinion que seule la moitié des 41 milliards d'euros de baisses de charges et d'impôts prévues pour les entreprises jusqu'en 2017 a été versée, la gauche du PS réclamant une réorientation partielle du solde. "Il faut absolument sanctuariser ce Pacte", dit le président du Medef. "Et même aller plus loin en transformant dès 2016, le crédit impôt compétitivité emploi en baisses de charges." A Manuel Valls, qui demande en contrepartie aux entreprises d'embaucher, Pierre Gattaz répond que certains syndicats, "comme la CGT ou FO", sont hostiles au Pacte par "dogmatisme". Mais il se dit convaincu que les Français sont prêts à la "flexisécurité", comme le prône Manuel Valls, avec lequel il partage le constat des "rigidités" françaises. "Car c'est aujourd'hui que les choses doivent se faire. Le moment est décisif, étant donné le contexte mondial", poursuit Pierre Gattaz en référence à la situation chinoise qui pourrait n'être qu'une "simple bourrasque" ou devenir une "tempête". "Aujourd'hui, on a encore des taux d'intérêt bas, un prix du baril du pétrole très faible, un euro qui n'a pas encore trop remonté. Cet 'alignement des astres' risque de ne pas durer. Cet hiver doit être décisif, il reste six mois pour réformer. D'autant qu'après, on sera dans la campagne présidentielle." Pour lui, la nomination du successeur du ministre du Travail François Rebsamen, qui a démissionné de ses fonctions pour redevenir maire de Dijon, "sera un signe de la volonté réelle de l'exécutif de réformer le marché du travail". (Yves Clarisse, édité par Marine Pennetier)

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