France-Hollande réplique à Trierweiler

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(Actualisé avec autres déclarations) NEWPORT, Pays de Galles, 5 septembre (Reuters) - François Hollande a répliqué vendredi à son ex-compagne Valérie Trierweiler, qui l'accuse notamment dans un livre vengeur de mépriser les pauvres, en soulignant qu'il ne laisserait jamais mettre en cause la fonction présidentielle et son engagement au service des plus démunis. L'ex-compagne du chef de l'Etat écrit dans "Merci pour ce moment", ouvrage paru jeudi qui bat des records de vente, que le président surnomme les plus défavorisés les "sans-dents". "La fonction présidentielle doit être respectée", a dit François Hollande en réponse à une question sur le livre, lors d'une conférence de presse en conclusion du sommet de l'Otan à Newport, au Pays de Galles. L'incertitude avait plané sur l'organisation de cette rencontre avec la presse, alors que l'Elysée s'était jusqu'alors tenu à un silence absolu. François Hollande a appris l'existence de l'ouvrage mardi. Le président a finalement répondu sur le plan institutionnel, puis dans un registre plus personnel. "Respecter la fonction présidentielle, c'est préserver nos institutions, qui sont le socle de la République. C'est le premier principe", a-t-il déclaré, accusant en creux Valérie Trierweiler d'avoir porté atteinte à l'institution. "Il y a un autre (principe), c'est ce que je suis", a-t-il poursuivi. "Je n'accepterai jamais, je dis bien jamais, que puisse être mis en cause ce qui est l'engagement de toute ma vie, je dis bien de toute ma vie, de tout ce qui ce qui a fondé ma vie politique, mes engagements, mes responsabilités, les mandats que j'ai exercés", a-t-il lancé. Bernard Poignant, ami de trente de François Hollande et conseiller à la présidence, a déclaré sur BFM TV que le chef de l'Etat avait été "touché" par le trait de Valérie Trierweiler et qu'il ne reconnaissait pour sa part "absolument pas" François Hollande dans le portrait qu'elle fait de lui. "Je ne vais pas laisser mettre en cause la conception de mon action au service des Francais, et notamment de la relation humaine que j'ai avec les plus fragiles, les plus modestes, les plus humbles, les plus pauvres, parce que je suis à leur service, et parce que c'est ma raison d'être, tout simplement ma raison d'être", a conclu le président, qui lisait, fait rare, des notes, et paraissait ému. Le Front national, le mouvement "Hollande démission", mais aussi des sympathisants de gauche se sont emparés de l'expression "les sans-dents" pour relancer la contestation contre François Hollande. L'un des nombreux groupes formés sur Facebook, qui réunit plus de 19.000 abonnés, appelle à un rassemblement géant vendredi en début de soirée devant l'Elysée en réponse au "mépris" supposé du chef de l'Etat envers le "bas peuple". (Julien Ponthus avec Gregory Blachier, édité par Sophie Louet)

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  • janaliz le samedi 6 sept 2014 à 06:21

    LAMENTABLE ! Lamentables personnages qui n'ont rien à faire là où ils se trouvent, arrivés ici grâce à l'immense clairvoyance des Français...

  • M7693081 le samedi 6 sept 2014 à 00:14

    Respect de la Fonction Présidentiel: Oui! Faudrait-il qu'il la respecte lui-même par un comportement exemplaire!

  • knbskin le vendredi 5 sept 2014 à 20:42

    Lamentable réponse à une lamentable interpellation. Qui se ressemble s'assemble : Pépère / Rottweiler, même combat ... dans une fosse à purin. :D

  • M4145072 le vendredi 5 sept 2014 à 20:20

    Entre ceux qui le soutiennent pour tenter d'obtenir quelque avantage et celle qui l'éreinte parce qu'il l'a quittée, qui croire ? Personne, car ils sont pareils en fait.

  • M4145072 le vendredi 5 sept 2014 à 19:55

    J'ai mal à ma France...

  • M4145072 le vendredi 5 sept 2014 à 19:54

    Moi Président je ferai en sorte de me ridiculiser et de ridiculiser le pays.

  • j.sallio le vendredi 5 sept 2014 à 19:49

    Des diminutifs comme ceux-là, cela ne s'invente pas, elle l'a entendu. Et c'est pour cela que d'apprendre de tels surnomsa un effet dévastateur. Il aura beau faire pour se faire pardonner le mal est fait.

  • M1374923 le vendredi 5 sept 2014 à 19:46

    Monsieur le Président : pour inverser la courbe du chômage il fallait faire ce que vous aviez promis:- Taxer les plus riches pour permettre une redistribution qui aurait relancé la demande en France :excellent article sur le sujet http://alternatives-economiques.fr/blogs/gauron/2014/08/30/- diminuer la masse salariale des fonctionnaires pour la redistribuer au niveau des ménages du privé- diminuer les indémnités de tous les politiciens contrairement à ce que vous avez fait en Août.