France-Hollande invoque pour le présent les "fraternisations" de 1915

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    PARIS, 17 décembre (Reuters) - François Hollande a appelé 
jeudi à la "concorde" nationale face aux épreuves, au-delà des 
sensibilités idéologiques, lors d'une commémoration aux accents 
politiques dans le sillage des élections régionales. 
    Quatre jours après le second tour du scrutin, qui, face à la 
percée du Front national, a conduit des responsables de gauche 
et de droite à plaider pour un rapprochement, le chef de l'Etat 
a inauguré le monument des fraternisations à Neuville-Saint-Vaas 
(Pas-de-Calais), aux côtés notamment de Xavier Bertrand. 
    L'ancien ministre de Nicolas Sarkozy a été porté dimanche à 
la tête de la région Nord-Pas-de-Calais-Picardie à la faveur 
d'un "front républicain" socialiste qui l'a amené à affronter en 
duel la présidente du Front national Marine Le Pen. 
    "La France est partagée entre des sensibilités différentes, 
elle sont nécessaires, indispensables même à la démocratie dès 
lors qu'elle sont respectueuses des valeurs de la République", a 
déclaré François Hollande lors d'un discours, sans jamais citer 
le FN. 
    "Le débat est toujours utile, il est même inhérent à la 
République et rien ne serait pire que de vouloir l'éteindre de 
peur qu'il ne s'embrase. Mais face aux épreuves, comme devant 
les défis, notre pays a besoin de concorde pour résister face à 
la menace terroriste", a-t-il poursuivi. 
    "Il nous appartient donc à tous, où que nous soyons, quel 
que soit notre niveau de responsabilité, de nous hisser au-delà 
de nous-mêmes", a souligné le président. 
    Sur BFM TV, notamment, Xavier Bertrand a invité à "sortir du 
climat de guerre civile dans notre pays". 
    "Entre devenir tous les mêmes et continuer à être agressifs 
les uns envers les autres, je pense qu'il y a un juste milieu. 
Et ce juste milieu, ça s'appelle l'intérêt général", a-t-il 
plaidé. 
    "J'ai eu l'occasion de dire au président de la République 
qui hier m'avait appelé: 'Dans ma région, j'ai des projets, j'ai 
des problèmes, et si l'Etat m'aide, on ne va pas s'interdire de 
travailler ensemble'", a-t-il expliqué. 
    "On aura la présidentielle, qui sera encore certainement un 
moment d'affrontement mais en attendant, en tout cas dans ma 
région, je veux essayer de faire les choses autrement", a ajouté 
Xavier Bertrand. "Il n'est pas interdit de se parler en France." 
    Le monument de Neuville-Saint-Vaas, près d'Arras, rappelle 
les fraternisations de soldats britanniques, canadiens, 
allemands et français durant la Première guerre mondiale : un 
match de football sur le champ de bataille, un verre, du tabac 
échangés... 
    Les scènes ont été décrites il y a cent ans par un militant 
socialiste, Louis Barthas, dans de petites cahiers qui ont 
inspiré le réalisateur Christian Carion pour son film "Joyeux 
Noël", sorti en 2005. 
 
 (Sophie Louet avec Simon Carraud, édité par Yann Le Guernigou) 
 
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  • p.pouzel il y a 12 mois

    Fraterniser avec EI ? Quelle drôle d'idée ?