France-Hollande entend les "doutes" et les "impatiences"

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    * Le chef de l'Etat répond à l'onde de choc de ses 
confidences 
    * Il se prononcera début décembre sur une candidature en 
2017 
    * Sera à Florange lundi pour défendre son bilan 
 
    PARIS, 16 octobre (Reuters) - François Hollande assure, dans 
une interview à paraître lundi, entendre "les doutes" et les 
"impatiences" exprimés à gauche, y compris par ses proches, 
après la publication de ses confidences à des journalistes qui a 
provoqué une onde de choc et laissé planer un doute sur sa 
candidature à l'élection présidentielle de 2017. 
    "Je peux entendre les doutes et les impatiences, mais mon 
devoir, avec le gouvernement de Manuel Valls, est d'avancer et 
d'agir sans relâche pour les Français et notamment pour faire 
baisser le chômage", indique le chef de l'Etat français dans une 
entretien aux journaux du groupe régional Ebra.  
    "Il ne faut jamais se laisser emporter par tel ou tel bout 
de phrase, sorti de son contexte", ajoute-t-il. "Ce qui 
m'importe, et je ne cesserai de le faire, c'est de restituer la 
cohérence de mon action." 
    La sortie cette semaine du livre "Un président ne devrait 
pas dire ça...", recueil d'une soixantaine d'entretiens au cours 
desquels François Hollande n'aurait pas mâché ses mots, a 
suscité une vague de consternation et de perplexité dans son 
propre camp à six mois de l'élection présidentielle.    
    Le président de l'Assemblée nationale, Claude Bartolone, 
s'est notamment interrogé sur la volonté de François Hollande de 
briguer un nouveau mandat. A l'inverse, l'ex-chef de l'Etat et 
candidat à la primaire de la droite et du centre Nicolas Sarkozy 
s'est pour sa part dit dimanche convaincu que François Hollande 
se représenterait  ID:nL8N1CM0F2 .  
    "Je prendrai ma décision au début du mois de décembre", 
répète François Hollande dans son interview. "Et d'ici-là je me 
consacre  à ma tâche de président de la République." 
     
    ENGAGEMENTS TENUS    
    Selon un sondage Ifop publié dimanche, 86% des Français 
déclarent ne pas souhaiter que François Hollande soit candidat 
en 2017, un niveau jamais atteint depuis septembre 2014. 
Soixante-treize pour cent d'entre eux pensent toutefois qu'il 
sera candidat malgré tout.  
    Face aux critiques émises par l'opposition et dans les rangs 
de la gauche, François Hollande défend son bilan et fustige les 
critiques émises par des membres du Parti socialiste, visant 
sans les nommer les "frondeurs".  
    "Depuis quatre ans et demi, les critiques d'une minorité, 
c'est vrai, nuisent à la perception de la cohérence", dit-il.  
"Mais, avec le recul, nous pouvons maintenant apprécier l'action 
menée depuis 2012. Nous avons redressé le pays tout en 
préservant notre modèle social (la santé et les retraites). Nous 
devons revendiquer ce bilan." 
    Quant au souhait des frondeurs de ne pas voter le dernier 
budget du quinquennat, il précise qu'il ne voit pas "comment un 
député de la majorité pourrait ne pas voter un tel budget", "qui 
prépare l'avenir, donne priorité à l'emploi et réduit les 
inégalités".  
    Désireux de montrer que le gouvernement est "capable de 
surmonter les difficultés", le chef de l'Etat se rendra à 
Florange (Moselle) où il soulignera le fait qu'il a "respecté 
l'ensemble de ses engagements" dans ce dossier qui a miné le 
début de son quinquennat.  
    Une partie de la gauche avait à l'époque considéré la 
fermeture définitive des hauts-fourneaux du site comme un 
symbole de l'impuissance du pouvoir socialiste, voire d'une 
trahison.         
    "Je m'étais rendu à Florange lors de la campagne 
présidentielle. Je leur avais fait deux promesses : sauver le 
site et éviter tout plan social", rappelle François Hollande. 
"Elles ont été tenues. Les 650 salariés qui travaillaient sur le 
haut fourneau ont été reclassés sur place et aucun n'a été 
licencié." 
    "Non seulement, il n'y a eu aucune perte d'emploi à 
Florange, mais des embauches ont été réalisées en 2015 et 2016", 
ajoute-t-il. "Aujourd'hui, il y a davantage de production 
d'acier à Florange qu'en 2012."  
    Pour le chef de l'Etat, Florange est la "preuve que la 
mobilisation de l'Etat, des élus et des partenaires sociaux peut 
convaincre un grand groupe de renoncer à un plan social".  
    A six mois de l'élection présidentielle et à l'heure où la 
campagne bat son plein entre les sept candidats à la primaire de 
la droite et du centre, François Hollande pointe "un programme 
commun particulièrement inquiétant" à droite.  
    "C'est un programme de régression pour le plus grand nombre 
et de redistribution en faveur des plus privilégiés", 
estime-t-il. "On ne fera pas avancer notre pays au bénéfice 
d'une minorité de concitoyens". 
 
 (Marine Pennetier, édité par Nicolas Delame) 
 
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  • M8252219 il y a 10 mois

    Il entend mais ça ne lui arrive pas au cerveau .

  • M4841131 il y a 10 mois

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