France-Hollande écarte toute action contre l'EI en Syrie

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NEWPORT, Pays de Galles, 5 septembre (Reuters) - François Hollande a écarté vendredi toute action militaire contre l'Etat islamique (EI) en Syrie, mettant en avant le risque d'une intervention qui pourrait profiter à Bachar al Assad. Le chef de l'Etat, qui s'exprimait devant la presse lors du sommet de l'Otan à Newport, au Pays de Galles, avait indiqué un peu plus tôt que la France était prête à participer à une coalition contre l'EI en Irak à la demande des autorités irakiennes et dans le respect du droit international. "La Syrie est un cas différent (de l'Irak-NDLR), il ne peut pas être pour la France concevable d'avoir quelque action qui puisse être faite en lien avec le régime de Bachar al Assad", a dit François Hollande, qui avait prévenu la semaine dernière que le président syrien ne pouvait être un partenaire de lutte contre l'EI. "Sur la Syrie, nous ne sommes pas engagés dès lors que nous n'avons pas la preuve suffisamment claire que ce que nous ferons ou ce que nous pourrions faire pourrait profiter à Bachar al Assad", a-t-il ajouté. "Alors ça n'empêche pas d'agir puisque nous avons déjà agi en aidant" l'armée syrienne libre (ASL). "Nous ne sommes pas dans les mêmes situations de droit international : dans le cas de l'Irak, ce sont des autorités que nous considérons comme légitimes, dans l'autre, qui nous appellerait?", a-t-il poursuivi. "Il peut y avoir l'exercice d'un droit de suite, c'est un autre fondement possible". Plus de trois ans après le début du conflit syrien, qui a fait selon les estimations de l'Onu près de 200.000 morts, Bachar al Assad semble pour le moment conforté par la montée en puissance de l'EI qui a affaibli la rébellion modérée et pris de court les Occidentaux. Le chef de la diplomatie syrienne Walid al Moualem a récemment fait savoir que son pays était prêt à collaborer à une initiative internationale pour lutter contre l'EI, affirmant que Damas était un partenaire essentiel dans cette lutte contre l'organisation sunnite issue d'Al Qaïda. Une offre rejetée par les Etats-Unis, la Grande-Bretagne, l'Allemagne ou encore la France. (Julien Ponthus, avec Marion Douet et Marine Pennetier à Paris, édité par Sophie Louet)

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  • newwin le vendredi 5 sept 2014 à 18:01

    hollande la honte