France-Hollande dramatise l'enjeu du référendum britannique

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    * Le président français à Berlin la semaine prochaine 
    * Une sortie du Royaume-Uni serait "irreversible", 
prévient-il 
 
 (Actualisé avec autres citations) 
    PARIS, 22 juin (Reuters) - François Hollande a dramatisé 
mercredi l'enjeu du référendum britannique sur l'Union 
européenne en estimant que le choix éventuel de sortir de l'UE 
serait "irréversible", avec des conséquences sur l'accès du 
royaume au marché unique. 
    Quel que soit le résultat de ce scrutin inédit, le président 
a annoncé qu'il se rendrait à Berlin "la semaine prochaine" pour 
réfléchir avec la chancelière Angela Merkel aux moyens de 
"relancer" une construction européenne ébranlée par la 
consultation à l'issue très incertaine, selon les sondages. 
  
    A la veille du vote, le président a ajouté sa voix à celle 
d'autres dirigeants comme Angela Merkel et le président de la 
Commission européenne, Jean-Claude Juncker, pour souligner les 
risques de ce "Bremain-Brexit".     
    Après avoir parlé au téléphone mardi avec le président du 
Conseil européen, Donald Tusk, François Hollande a reçu mercredi 
à l'Elysée les Premiers ministres de Suède et de Slovaquie, qui 
présidera l'Union pour six mois à partir du 1er juillet.  
    Il s'est aussi entretenu au téléphone avec le Premier 
ministre des Pays-Bas, Mark Rutte, qui préside l'UE 
actuellement.  
    Dans deux déclarations à l'Elysée, le chef de l'Etat a 
insisté sur les "conséquences extrêmement graves" du départ d'un 
pays "qui est géographiquement, historiquement, politiquement 
dans l'Union européenne."  
    Si les Britanniques choisissent de partir, "il y a là un 
risque pour le Royaume-Uni très sérieux de ne pouvoir plus 
accéder au marché unique et à tout ce qui fait l'espace 
économique européen. Chacun doit bien en prendre la mesure", 
a-t-il dit.  
    Une décision de quitter l'Union européenne sera considérée 
par la France comme "irréversible".  
    "Quand c'est 'non', c'est 'non', et il n'y a pas de statut 
intermédiaire, il y aurait donc à en tirer toutes les 
conclusions", a jugé le président.  
    En cas de maintien du royaume dans l'Union, l'accord passé 
avec les Vingt-Sept en début d'année sera appliqué stricto 
sensu, a-t-il aussi prévenu : "Il ne peut pas y avoir 
renégociation, ce qui a été dit sera fait".  
    Dans les deux hypothèses, "nous aurons à travailler pour une 
relance de l'Union européenne", a insisté le président français, 
qui a notamment plaidé pour davantage de "protection". 
    Le Premier ministre slovaque, Robert Fico, a proposé que la 
présidence de son pays soit l'occasion d'une "discussion 
informelle sur ce que nous sommes capables d'offrir aux citoyens 
européens" et ce, quelle que soit la décision des Britanniques.  
    Le sujet dominera le Conseil européen prévu mardi et 
mercredi prochains à Bruxelles, qui pourrait être doublé d'un 
conseil informel, a précisé François Hollande. 
 
 (Elizabeth Pineau, édité par Sophie Louet) 
 
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  • phili646 il y a 10 mois

    JEPORTELAGUIGNE 1er ferait mieux de ne pas s'en mêler sinon c'est le Brexit assuré !!!!