France-Hollande dénonce des "tentations de diviser" le pays

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    * La droite a mis très vite en cause le gouvernement 
    * Cazeneuve l'accuse de proféré des "contre-vérités" 
 
    PARIS, 16 juillet (Reuters) - François Hollande a dénoncé 
samedi des "tentations de diviser" le pays, alors que des élus 
de droite continuent de mettre en cause la responsabilité du 
gouvernement dans l'attentat au camion de Nice, qui a fait 84 
morts et 202 blessés jeudi soir. 
    Selon le porte-parole du gouvernement, le chef de l'Etat a 
lancé un nouvel appel à l'unité lors d'une réunion des ministres 
et secrétaires d'Etat, après un conseil de défense restreint sur 
les suites de cet acte revendiqué par le groupe Etat islamique. 
    "Nous sommes dans un moment, on l'a vu, où il y a des 
tentations de diviser un pays", a déclaré François Hollande, 
cité par Stéphane Le Foll.  
    "Et face à ces tentations, face à ce risque, il faut 
rappeler l'unité, et la cohésion, et la cohérence de ce pays 
autour des valeurs qui sont les siennes (...) et surtout autour 
de l'idée qu'on se fait de la France", a-t-il ajouté. 
    Contrairement aux attentats de janvier et novembre 2015, 
l'opposition de droite a mis en cause la responsabilité du 
gouvernement immédiatement après l'attaque commise par Mohamed 
Lahouaiej Bouhlel, un Tunisien de 31 ans habitant à Nice, 
inconnu jusqu'ici des services de renseignement.   
    C'est le cas notamment de candidats à la primaire de droite 
pour l'élection présidentielle de 2017, Alain Juppé et François 
Fillon. L'ex-chef de l'Etat et probable autre candidat, Nicolas 
Sarkozy, a averti qu'il allait "falloir dire les choses".  
    Réplique de Stéphane Le Foll samedi matin sur Europe 1 : 
"Ceux qui, après un drame comme celui-là, viennent dire qu'ils 
auraient la solution et qu'avec eux il ne se serait rien passé, 
je les laisse à leur manque total de responsabilité." 
    Des élus du parti Les Républicains (LR), dont le président 
de la région Provence-Alpes-Côte d'Azur, Christian Estrosi, et 
le député Eric Ciotti, sont cependant revenus à la charge.  
    En marge de la réouverture au public de la Promenade des 
Anglais, où Mohamed Lahouaiej Bouhlel a fauché des dizaines de 
personnes venues voir le feu d'artifice du 14-Juillet, le 
premier a de nouveau accusé les pouvoirs publics de ne pas avoir 
pris de mesures de sécurité suffisantes. 
     
    "CONTRE-VÉRITÉS" 
    "Je n'ai pas le sentiment que ces précautions aient été 
prises (...) Non, on n'a pas apporté à Nice les mêmes conditions 
de sécurité que celles du Carnaval et de l'Euro (de football)", 
a accusé l'ex-maire de Nice, qui a dit n'avoir jamais douté que 
l'attaque de jeudi était un attentat d'inspiration islamiste. 
    "Nous sommes en guerre. Ce que veulent les Français, c'est 
qu'il y ait un chef de guerre et pas quelqu'un qui se nourrisse 
de mots", a pour sa part déclaré sur BFMTV Eric Ciotti, en 
visant François Hollande. 
    Le ministre de l'Intérieur, Bernard Cazeneuve, qui s'est 
exprimé au côté de Stéphane Le Foll et de son collègue de la 
Défense, Jean-Yves Le Drian, a pour sa part dénoncé une 
"polémique (...) alimentée par des contre-vérités". 
    "Les terroristes cherchent à nous diviser et nous diviser 
après qu'ils nous ont frappés serait une manière d'accompagner 
les objectifs qu'ils poursuivent", a-t-il ajouté. 
    Il a assuré que l'ensemble des manifestations de ces 
derniers mois dans les Alpes-Maritimes avaient été entourées 
d'un "très haut niveau de sécurité". Il a souligné que le camion 
du tueur n'avait pu pénétrer sur le tronçon de la Promenade des 
Anglais fermé à la circulation qu'en roulant sur le trottoir. 
    La préfecture de Nice a pour sa part rappelé dans un 
communiqué que le dispositif de sécurité du 14-Juillet avait été 
élaboré en partenariat avec la municipalité. 
    Ce dispositif s'appuyait sur la mobilisation de 64 agents de 
la police nationale et de 42 fonctionnaires de la police 
municipale, "sur le modèle mis en oeuvre pour le Carnaval de 
Nice de février dernier", a-t-elle précisé. 
    Il reposait également sur une présence "discrète" d'agents 
de la brigade anti-criminalité au coeur de la foule et sur des 
contrôles aléatoires à l'entrée de la zone, a-t-elle ajouté. 
    Il était complété par l'engagement de 20 militaires, dit 
encore la préfecture, qui rappelle que Nice est "une des villes 
de France les mieux couvertes par le dispositif Sentinelle".  
 
 (Emmanuel Jarry) 
 
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  • janaliz le lundi 18 juil 2016 à 05:50

    Quand on fera l'inventaire des casseroles de ce type on sera impressionné ! le scooter, le coiffeur, les nanas et leurs enfants, les voyages en train avec l'avion au-dessus, les portiques, le mur de nos chers juges, sans oublier la dette abyssale, les impôts privatifs, les centaines de milliers de chômeurs reconnaissants, les augmentations de salaire des fonctionnaires, la préservation de tous les avantages de la fonction publique au détriment de ceux qui travaillent, etc, etc...

  • frk987 le samedi 16 juil 2016 à 16:53

    Le socialisme est une doctrine au même titre que l'Islam, pour avoir des électeurs ils sont prêts à toutes les bassesses les plus honteuses en important des gens simples qui croient dans le socialisme et dans l'Islam.

  • rodde12 le samedi 16 juil 2016 à 16:26

    Effectivement tu as raison:" La gauche, elle aura peut être un esprits de responsabilité que l'opposition n'a pas aujourd'hui !!!! " La gauche est responsable car elle a toujours encouragé la venue de cette m rde chez nous.