France-Hollande critique le "ni-ni" de l'UMP dans le Doubs

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PARIS, 5 février (Reuters) - François Hollande a critiqué jeudi à mots couverts la décision de l'UMP de ne pas appeler à faire barrage au Front national lors de la législative partielle dans le Doubs, en estimant que certains partis, même s'ils sont dans la République, n'en respectent pas "pleinement" les valeurs. Interrogé sur le "ni-ni" décidé par l'UMP, face à un duel qui opposera dimanche au second tour le PS à une candidate FN, il a rappelé son appel en faveur de Jacques Chirac face à Jean-Marie Le Pen lors du deuxième tour de la présidentielle de 2002, après l'élimination du candidat PS Lionel Jospin. "Ai-je hésité une seule seconde, le parti dont j'étais responsable a-t-il tergiversé une seule minute ?", a-t-il dit. "Je ne dis pas que c'était simple, je ne dis pas que tous nos électeurs nous ont suivi, comment le savoir ? Ce que je sais, c'est qu'à un moment, il faut que des paroles soient dites", a ajouté celui qui était à l'époque premier secrétaire du Parti socialiste. Et si les partis qui briguent des suffrages "sont dans la République" et ont le droit d'avoir des candidats, donc des élus, cela ne veut pas pour autant dire qu'ils respectent tous pleinement les valeurs de la République, a-t-il fait valoir. Sans nommer directement le Front national, il s'est fait l'écho d'informations selon laquelle sa candidate dans le Doubs avait dans le passé justifié l'inégalité des races, ajoutant : "Est-ce que ça fait partie des valeurs de la République ?". "A partir de là, il y a des choix qui peuvent être faits, qui sont des choix de conviction", a poursuivi le chef de l'Etat. Éliminé au premier tour, l'UMP a officiellement décidé mardi de ne soutenir ni le candidat PS ni son adversaire FN national dans le Doubs, même si cette position du "ni-ni", ni front républicain, ni Front national, est loin de faire l'unanimité dans ses rangs. Selon un sondage Ifop et Fiducial pour iTélé et Sud Radio publié jeudi, le candidat PS Frédéric Barbier, arrivé en deuxième place au premier tour, l'emporterait dimanche au second avec 53% des voix contre 47% à la frontiste Sophie Montel. L'enquête fait apparaître que les voix du candidat UMP éliminé se reporteraient à 26% sur le PS et 24% sur le FN, la moitié se réfugiant dans l'abstention ou le vote nul. Le sondage a été réalisé les 3 et 4 février par téléphone auprès d'un échantillon représentatif de 801 personnes âgées de 18 ans ou plus et inscrites sur les listes électorales de la 4e circonscription du Doubs. (Yann Le Guernigou, édité par Yves Clarisse)

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  • brenot le jeudi 5 fév 2015 à 13:29

    Il est président du PS ou de la France?

  • jbellet le jeudi 5 fév 2015 à 13:10

    pourquoi flan.by n'a pas critiqué les socialistes qui ont permis l'élection de Marion Le Pen a Carpentras?