France-Hollande candidat seulement en cas de possible victoire

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    PARIS, 18 août (Reuters) - François Hollande ne briguera un 
second mandat à l'Elysée que s'il juge possible de gagner, selon 
les extraits d'un recueil d'entretiens publiés jeudi dans Le 
Point, à huit mois de l'élection présidentielle.  
    Dans "Conversations privées avec le président", qui 
retranscrit une série d'entretiens accordés entre février 2012 
et mai 2016, le chef de l'Etat, crédité de 15% d'opinions 
favorables dans un récent sondage, n'exclut pas ainsi de 
renoncer à se représenter. 
    "Je ne ferais pas de choix de candidature si, d'évidence, 
elle ne pouvait pas se traduire par une possibilité de 
victoire", souligne le chef de l'Etat, qui a récemment répété 
qu'il annoncerait sa décision en décembre. 
    Quel que soit son choix, François Hollande estime déjà que 
son quinquennat laissera une marque dans l'histoire. 
    "Ce qui est terrible c'est de faire un mandat présidentiel 
dont il ne reste rien", dit-il. "Se dire : j'étais là, j'ai 
occupé la fonction. Mais qu'est-ce que l'Histoire retiendra ?". 
    "Moi j'ai réglé cette question : le Mali, la réponse aux 
attentats de janvier, le mariage pour tous, la loi Macron (...) 
Une fois qu'on a réglé cette question, on peut tout faire pour 
poursuivre mais en même temps ce n'est pas un drame si tout 
s'arrête". 
    A l'occasion de son traditionnel discours du 14-Juillet, 
François Hollande avait ouvert la voie à une nouvelle 
candidature en 2017, en défendant son mandat et en assurant 
avoir fait les bons choix économiques.   
    Début août, il a confié à des journalistes dans l'avion qui 
les ramenait de Rio de Janeiro que s'il renonçait à se présenter 
ou s'il était battu, il envisageait une "retraite, un retrait". 
    Contesté par une partie des socialistes, il a dû se résoudre 
à accepter l'organisation d'une primaire à gauche prévue en 
janvier et pour laquelle plusieurs élus et anciens ministres ont 
l'intention de se présenter.  
    Benoît Hamon, qui a annoncé mardi sa candidature, et Arnaud 
Montebourg, qui devrait faire de même dimanche, insistent tous 
les deux sur la nécessité d'offrir une alternative à François 
Hollande.     
 
 (Marine Pennetier, édité par Yann Le Guernigou) 
 
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  • mlaure13 il y a 4 mois

    Ces gens la, sont trop imbus de leur personne pour reconnaître leurs échecs...:-(((