France-Hamon et Montebourg rejettent l'appel à l'unité de Valls

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    PARIS, 23 octobre (Reuters) - Au lendemain de l'appel de 
Manuel Valls au rassemblement de la gauche, Benoît Hamon et 
Arnaud Montebourg ont refusé dimanche la main tendue du Premier 
ministre pour la présidentielle, le premier jugeant son geste 
"un peu court". 
    Manuel Valls, que certains à gauche pressent de s'affirmer 
comme un recours face à un François Hollande fragilisé, a 
exhorté samedi son camp à l'union sous peine d'être "pulvérisé" 
en 2017. 
    "Qu'est-ce qui nous sépare?" : le chef du gouvernement a 
notamment interpellé les anciens ministres Arnaud Montebourg et 
Benoît Hamon, candidats à la primaire socialiste de janvier, 
l'ancien ministre de l'Economie Emmanuel Macron, auquel on prête 
des ambitions présidentielles, ou encore l'ancienne ministre 
Aurélie Filippetti.   
    "La question n'est pas ce qui nous sépare mais ce qui 
devrait nous rassembler", a répondu Benoît Hamon sur C8. 
    "Si on vient au pouvoir, ce n'est pas juste pour gouverner 
ensemble. Des questions centrales nous sont posées, le Front 
national est aux portes du pouvoir (...), c'est un peu court", 
a-t-il poursuivi. 
    "Ce qui doit rassembler, l'essentiel, c'est que la gauche 
devrait améliorer la vie des gens. François Hollande les a 
rendus plus vulnérables", a souligné le député socialiste. 
    Le porte-parole d'Arnaud Montebourg, François Kalfon, a 
dénoncé sur BFM TV un "appel grotesque" dans un discours en 
forme de "candidature déguisée". 
    "C'est quand la maison brûle qu'on veut rassembler la 
famille, derrière qui ?quel contenu? loi travail ou fin de 
l'austérité", a-t-il écrit par ailleurs sur Twitter. 
    "C'est une primaire sincère qui permettra le rassemblement, 
pas une opération de com' sur le mode 'Embrassons-nous, 
Folleville'", ajoute-t-il. 
    Aurélie Filippetti, aujourd'hui députée, a regretté sur 
France Bleu Lorraine des déclarations destinées à "culpabiliser 
telles ou telles personnes qui ont pris leurs distances pour des 
raisons bien précises". 
    "Je pense que les Français ne nous croiront pas, ne nous 
feront pas confiance une deuxième fois si c'est un simple 
rassemblement de façade, uniquement pour dire, 'Attention 
attention on risque de perdre l'élection!', a-t-elle jugé. 
 
 (Sophie Louet) 
 
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  • b.giral il y a 9 mois

    comment valls peut il croire encore à ces 2 zèbres.........!! ils sont cui-cui-cui comme on dit à Nantes !

  • Pathor il y a 9 mois

    Ah il nous manquait plus que ces deux petits socialomarxistes !