France-Hamon annonce sa candidature à la primaire socialiste

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    PARIS, 16 août (Reuters) - L'ex-ministre de l'Éducation 
nationale Benoît Hamon, désormais l'une des figures des 
frondeurs socialistes, a annoncé mardi sa candidature à la 
primaire du PS de janvier, première étape avant le scrutin 
présidentiel de 2017. 
    Il prend de vitesse l'ancien ministre de l'Economie Arnaud 
Montebourg, un autre champion de la gauche du PS, qui pourrait 
dévoiler ses intentions le 21 août lors de sa traditionnelle 
fête de Frangy-en-Bresse (Saône-et-Loire). 
    "Je suis candidat à l'élection présidentielle et je 
participerai à la primaire organisée par le Parti socialiste", a 
déclaré Benoît Hamon sur France 2. 
    Dans l'invitation pour le rassemblement que Benoît Hamon 
organise à Saint-Denis, près de Paris, les 27 et 28 août, 
l'intitulé laissait peu de place au doute : "Rassemblement pour 
gagner en 2017"', selon le Journal du dimanche (JDD).  
    Dans ce texte, l'ancien ministre fait un constat qui rend à 
ses yeux impossible une candidature de François Hollande. 
    "Au terme d'un quinquennat déboussolé, la gauche est sans 
repère, éclatée entre deux camps qui s'estiment irréconciliables 
 ...  Les électeurs de gauche n'ont pas à endosser 
l'impopularité d'un gouvernement qui a échoué, de la loi travail 
à la déchéance de la nationalité, parce qu'il s'est rallié aux 
axiomes de ses adversaires", écrit-il. 
    "Ma conviction, je le regrette, c'est que le président de la 
République aujourd'hui, au regard de la déception qu'il a créée 
dans son propre camp, n'est plus dans cette situation, c'est 
trop tard, de créer cette relation de confiance avec les 
Français", a précisé Benoît Hamon sur France 2. 
    Prié de dire pourquoi il n'optait pas pour une candidature 
commune avec Arnaud Montebourg, l'ancien ministre a répondu: 
"les quinquennats se succèdent, les hommes providentiels aussi, 
et les problèmes essentiels des Français restent sans solution". 
    Benoît Hamon rejoint parmi les prétendants socialistes une 
autre frondeuse, la sénatrice Marie-Noëlle Lienemann, qui a déjà 
dévoilé au début du mois les grandes lignes de son programme, 
ainsi que Gérard Filoche, également à gauche du parti. 
    L'ancienne ministre de François Mitterrand veut mettre en 
débat des thèmes de gauche et propose notamment un plan de 
"relance" de 35 milliards d'euros ainsi qu'une hausse du Smic, 
qui passerait de 1.143 euros à 1.300 euros net dès le début du 
quinquennat.  
    Selon Le Monde, Arnaud Montebourg, l'ancien allié de 
François Hollande devenu depuis 2014 l'un de ses principaux 
critiques, semble toujours hésiter sur la stratégie à suivre : 
participer à la primaire du PS ou se présenter directement 
devant les Français. 
    L'université d'été du Parti socialiste, qui était prévue à 
Nantes du 26 au 28 août, a été finalement annulée, de sorte que 
la rentrée de la gauche se fait de façon éclatée. 
    Pour se départager, Arnaud Montebourg et Benoît Hamon 
devront convaincre l'essentiel des frondeurs socialistes qui se 
réuniront les 10 et 11 septembre à La Rochelle autour du député 
de la Nièvre, Christian Paul, et de l'eurodéputé Emmanuel 
Maurel. 
 
     
 
 (Gérard Bon) 
 
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  • charleco il y a 5 mois

    On verra tout...