France-Guéant entendu dans l'affaire des sondages de l'Elysée

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    PARIS, 23 février (Reuters) - Claude Guéant a été convoqué 
mardi par un juge d'instruction en vue d'une éventuelle mise en 
examen pour favoritisme dans l'affaire des sondages de l'Elysée, 
a-t-on appris de source judiciaire. 
    L'ancien secrétaire général de l'Elysée lorsque Nicolas 
Sarkozy était au pouvoir est arrivé dans la matinée au Pôle 
financier de Paris, a-t-on précisé. 
    Après sa garde à vue début juin, Claude Guéant avait 
maintenu ne pas avoir "participé à la commande de ces sondages, 
ni vu tous les sondages", tout en rappelant "le caractère 
absolument indispensable à un gouvernement moderne" d'avoir 
recours à de telles études. 
    En juillet, Le Monde affirmait qu'une note retrouvée par les 
enquêteurs prouvait qu'un contrat était passé entre les mains du 
secrétaire général de l'Elysée. 
    Début février, Emmanuelle Mignon, qui fut directrice de 
cabinet de Nicolas Sarkozy à l'Elysée de mai 2007 à juillet 
2008, a été mise en examen pour favoritisme dans l'affaire. 
    Ces derniers mois, l'enquête a abouti à la mise en examen 
notamment de Patrick Buisson, dont la société Publifact est au 
coeur de l'enquête, et de Pierre Giacometti, lui aussi 
conseiller de Nicolas Sarkozy durant son mandat. 
    L'information judiciaire pour favoritisme, détournement de 
fonds publics - dont détournement ou destruction d'archives 
publiques - vise des sondages et des prestations de 
communication commandés par la présidence de 2007 à 2012. 
    L'affaire, qui s'est ouverte en 2009 avec la remise d'un 
rapport de la Cour des comptes consacré à la gestion du budget 
de l'Elysée, a pris un tour judiciaire l'année suivante à la 
suite du dépôt d'une plainte de l'association Anticor. 
   Selon le plaignant, une bonne partie des sondages commandés 
sans appel d'offres par la société Publifact, entre 2007 et 
2009, n'avaient pas d'intérêt public lié à la fonction 
présidentielle. 
   Sur la période 2010-2012, Anticor estime que certains 
sondages réalisés, après appels d'offres, ne relevaient pas non 
plus de la fonction présidentielle. 
   Sont également visés par leur plainte des contrats de 
prestations en communication passés entre 2007 et 2012 entre 
l'Elysée et les sociétés de Pierre Giacometti et de Patrick 
Buisson, soupçonnés d'avoir bénéficié de favoritisme. 
 
 (Service France, édité par Yves Clarisse) 
 
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