France-Guéant en examen pour faux, blanchiment de fraude fiscale

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* L'ancien ministre, proche de Nicolas Sarkozy, mis en examen * Aucun lien avec la campagne présidentielle 2007, dit son avocat * Un homme d'affaires saoudien mis en examen dans le même temps (Actualisé avec avocat, éléments supplémentaires et contexte) PARIS, 7 mars (Reuters) - L'ancien ministre UMP de l'Intérieur Claude Guéant a été mis en examen samedi pour faux et usage de faux et blanchiment de fraude fiscale en bande organisée, a-t-on appris auprès du parquet national financier. L'homme d'affaires saoudien Khaled Bugshan, lui, a été mis en examen pour blanchiment de fraude fiscale en bande organisée. L'ex-secrétaire général de l'Elysée sous la présidence de Nicolas Sarkozy, qui avait été placé en garde à vue vendredi matin, a l'interdiction de se rendre notamment en Malaisie et de contacter Khaled Bugshan ainsi que d'autres personnes. Khaled Bugshan a interdiction de sortir du territoire français, l'obligation de verser une caution d'un million d'euros, de remettre son passeport et de se présenter deux fois par mois au commissariat. Il lui est aussi interdit d'entrer en contact avec plusieurs personnes. Claude Guéant a été interrogé par les enquêteurs sur l'origine d'une somme de plus de 500.000 euros versée sur son compte, ce qu'il avait justifié par la vente de deux tableaux du peintre flamand Andries van Eertvelt à un avocat malaisien. Mais les enquêteurs se demandent si le cabinet d'avocats ne serait pas une simple boîte à lettres dans la transaction et si cette vente de tableaux ne cache pas des mouvements de fonds suspects, le chiffre de 500.000 euros leur apparaissant supérieur au prix du marché. AUCUN LIEN AVEC 2007, SELON SON AVOCAT Les investigations ont commencé en marge de l'enquête sur un éventuel financement libyen de la campagne présidentielle de Nicolas Sarkozy en 2007. L'avocat de Claude Guéant, Philippe Bouchez El Ghozi, a écarté cette piste samedi à la sortie du tribunal. "On ne lui reproche strictement rien de concret sur cette campagne présidentielle, sur ce soi-disant financement libyen", a-t-il dit au micro de BFM TV. "Ce dossier, sur le volet de la campagne présidentielle de 2007, s'agissant de Claude Guéant, s'effondre complètement", a-t-il ajouté. "La seule chose qu'on lui reproche, c'est cette histoire de tableaux" et notamment de ne pas avoir déclaré la vente à l'administration fiscale, a poursuivi l'avocat. Les enquêteurs se sont intéressés à Khaled Bugshan car il a versé à l'acheteur malaisien des tableaux une somme équivalente. L'avocat de Claude Guéant a expliqué qu'il s'agissait d'un hasard et que son client n'avait jamais rencontré cet homme. (Jean-Baptiste Vey, avec Nicolas Bertin)

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