France-Guaino relaxé pour ses propos contre le juge Gentil

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PARIS, 27 novembre (Reuters) - Henri Guaino a été relaxé jeudi pour ses propos à l'égard du juge Jean-Michel Gentil, qu'il avait notamment accusé d'avoir "sali la France" avec la mise en examen de Nicolas Sarkozy dans l'affaire Bettencourt. Le député UMP était poursuivi pour outrage à magistrat et discrédit porté sur une décision de justice. Le tribunal correctionnel de Paris "a estimé qu'il n'avait pas dépassé les limites autorisées par la liberté d'expression". Le ministère public avait requis sa condamnation à une amende "de l'ordre de 3.000 euros". Le juge Jean-Michel Gentil, qui avait reçu des menaces peu de temps après les propos de l'ancien conseiller de Nicolas Sarkozy, demandait 100.000 euros de dommages et intérêts. Lors de son procès, le 22 octobre dernier, Henri Guaino avait fustigé devant le tribunal correctionnel de Paris un "procès fait à la représentation nationale" et une vingtaine de députés UMP étaient venus lui apporter leur soutien. En mars 2013, l'ex-plume de Nicolas Sarkozy avait accusé Jean-Michel Gentil, l'un des trois magistrats instructeurs chargés du dossier Bettencourt, d'avoir "déshonoré la justice" et "sali la France" en mettant l'ex-chef de l'Etat en examen pour "abus de faiblesse". Nicolas Sarkozy a par la suite bénéficié d'un non-lieu. Les propos d'Henri Guaino avaient suscité l'indignation de l'Union syndicale des magistrats (USM), majoritaire dans la profession, qui les avait signalés au parquet de Paris. (Chine Labbé, édité par Yves Clarisse)

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