France-Grève des fonctionnaires pour défendre le service public

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    * Manifestation prévue à Paris dans l'après-midi 
    * Plusieurs revendications des syndicats 
    * La question divise les candidats à l'Elysée 
 
    PARIS, 7 mars (Reuters) - Les agents de la fonction publique 
hospitalière, d'Etat et territoriale sont appelés à la grève 
mardi en France pour défendre le service public à moins de deux 
mois du premier tour de l'élection présidentielle, qui voit 
plusieurs candidats préconiser une réduction du nombre de 
fonctionnaires.  
    Une manifestation nationale est prévue à Paris dans 
l'après-midi entre la place Denfert-Rochereau et les Invalides, 
près du ministère du Travail. 
    Cette journée de mobilisation est "l'occasion de porter nos 
revendications en matière de défense du service public 
hospitalier et de la sécurité sociale", écrivent les fédérations 
de fonctionnaires CGT, FO, Solidaires et FA-FP dans un 
communiqué commun.  
    "Asphyxiée par les déremboursements, les dérégulations, les 
suppressions de postes et les réorganisations permanentes, 
auxquels s'ajoutent les regroupements d'hôpitaux imposés par la 
loi Touraine, le secteur de la santé est en péril en terme 
d'égalité d'accès aux soins", estiment-ils.  
    Egalement dans le collimateur des syndicats, la réforme 
territoriale "et ses conséquences, fusion de communes, de 
conseils régionaux, création de métropoles entraînent des 
mobilités forcées et des inquiétudes grandissantes chez les 
agents et dégradent le service public". 
    Les syndicats réclament aussi une augmentation de la valeur 
du point d'indice "pour compenser les pertes subies depuis des 
années", une refonte des carrières "pour redonner de 
l'attractivité à l'emploi public" et un arrêt des suppressions 
de postes et des restructurations. 
    Les agents de Pôle emploi, en grève dès lundi, ont pour leur 
part reconduit leur mouvement ce mardi pour défendre l'avenir de 
" leurs  missions et de  leurs  métiers". 
     
    RÉDUCTIONS DU NOMBRE DES FONCTIONNAIRES  
    Quelque 5,65 millions de personnes travaillaient pour la 
fonction publique en France en 2015, selon les dernières données 
disponibles de l'Insee.   
    La question des fonctionnaires et notamment du réduction de 
leur nombre s'est invitée très tôt dans la campagne 
présidentielle, notamment lors de la primaire de la droite et du 
centre en novembre.  
    L'une des mesures phares du vainqueur de cette primaire, 
François Fillon, prévoit la suppression de 500.000 postes en 
cinq ans.  
    L'ancien Premier ministre a toutefois assuré début février 
qu'il n'y aurait aucun gel des recrutements et qu'"aucun poste 
de policier, de magistrat, de militaire, ni d'infirmier ne 
sera it  supprimé" 
    Le candidat du mouvement "En Marche!" Emmanuel Macron 
prévoit pour sa part de réduire de 120.000 le nombre de postes 
de fonctionnaires en cinq ans, par non renouvellement des 
départs, dont 70.000 dans les collectivités locales.  
    A l'inverse, le candidat de "La France insoumise" Jean-Luc 
Mélenchon et celui du Parti socialiste Benoît Hamon souhaitent 
une revalorisation du point d'indice qui permet de calculer la 
rémunération des fonctionnaires.  
    Le programme de l'ancien ministre de l'Education comprend le 
recrutement de 40.000 enseignants sur le quinquennat et la 
création de 1.000 postes de policiers et de gendarmes par an.    
     
    Le co-fondateur du Parti de Gauche souhaite lui le 
recrutement de personnels judiciaire, pénitentiaire et un retour 
des effectifs dans la police et la gendarmerie au niveau de 
2007.   
    Quant à la présidente du Front national Marine Le Pen, elle 
préconise notamment une revalorisation du point d'indice, 
l'"augmentation des effectifs de la fonction publique 
hospitalière" et le recrutement de 15.000 policiers et 
gendarmes.    
 
 (Marine Pennetier, édité par Yann Le Guernigou) 
 
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