France-Grève à la SNCF, Valls appelle à la "modernisation"

le , mis à jour à 15:28
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 (Actualisé avec Valls) 
    PARIS, 26 avril (Reuters) - Un mouvement de grève lancé par 
l'ensemble des syndicats de la SNCF, qui veulent peser sur les 
négociations en cours sur les conditions de travail des 
cheminots, perturbe mardi le trafic ferroviaire en France. 
    La direction a fait état en fin de matinée d'un taux de 
grévistes de 23,9%, soit 11,6 points de moins que lors de la 
grève précédente pour les mêmes motifs, le 9 mars (35,5%). 
    Selon elle, les perturbations sont conformes aux prévisions 
: seulement un TGV sur deux, un train Intercités sur trois, un 
Transilien sur deux et quatre TER sur dix roulent. 
    La SNCF a envoyé 500.000 SMS à ses clients pour les prévenir 
des perturbations, précise son service de presse. 
    Les négociations visent à harmoniser le cadre social des 
secteurs public et privé, du fret et du transport voyageurs, 
dans la perspective de l'ouverture du ferroviaire à la 
concurrence prévue par étapes d'ici à 2026. 
    "Avec l'ouverture à la concurrence, on est en train 
d'organiser le dumping social dans notre pays", a déclaré sur 
BFM TV le secrétaire général de la CGT, Philippe Martinez. 
    Le Premier ministre Manuel Valls a appelé la direction et 
les syndicats à prendre leurs "responsabilités" tout en 
insistant sur la nécessaire compétitivité du rail. 
    "Ne nous voilons pas la face : le renouveau du ferroviaire 
que chacun appelle de ses voeux impose que la SNCF évolue", 
a-t-il dit lors de la clôture de la conférence environnementale. 
    "Pour que le train regagne de la compétitivité face à ses 
concurrents moins performants écologiquement -- la route ou 
l'avion --, il doit se moderniser", a-t-il ajouté. "C'est l'un 
des enjeux de la négociation en cours sur le nouveau cadre 
social du secteur ferroviaire et chacun doit poursuivre la 
discussion et bien sûr assumer ses responsabilités." 
    Le préavis de grève couvre la période du lundi 25 avril à 
19h00 au mercredi 27 avril à 08h00. La SNCF estime que le trafic 
reprendra progressivement mercredi. 
    Philippe Martinez a évoqué une autre journée de mobilisation 
à la mi-mai et n'a pas exclu que le mouvement se poursuive 
jusqu'à l'Euro de football, qui commence le 10 juin. 
    "Pour l'instant c'est une grève d'avertissement. Il faut que 
les négociations reprennent et donc la balle est dans le camp de 
ceux qui négocient du côté patronal", a-t-il dit. 
    "Si les dirigeants patronaux acceptent de discuter des 
revendications des salariés, il n'y aura plus de problème." 
    Mais "si les salariés le décident (...), j'aime le foot mais 
les revendications d'abord", a ajouté le N°1 de la CGT. 
 
 (Emmanuel Jarry, avec Jean-Baptiste Vey, édité par Yves 
Clarisse) 
 
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  • M940878 il y a 8 mois

    oui faut privatiser et virer tous ces foncs