France-Gattaz "veut toujours quelque chose de plus", dit Rebsamen

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PARIS, 29 avril (Reuters) - Le "problème" du président du Medef Pierre Gattaz est "qu'il veut toujours quelque chose de plus", a estimé mercredi le ministre du Travail François Rebsamen. Pierre Gattaz invite le gouvernement à aller plus vite et plus loin dans les réformes pour créer les conditions d'une reprise économique soutenue, alors que le nombre de demandeurs d'emploi a de nouveau augmenté en mars. Il préconise notamment une généralisation des contrats dits de professionnalisation, qui permettrait aux entreprises d'embaucher des salariés payés à 80% du smic 18 à 24 mois en échange d'une formation. ID:nL5N0XK2QB "Le problème avec Pierre Gattaz, c'est qu'il veut toujours quelque chose de plus", a déclaré mercredi François Rebsamen sur France Info. "A un moment, il faut s'arrêter", a-t-il ajouté. "Beaucoup de dispositifs ont été mis en place, le pacte de responsabilité et de solidarité, c'est 40 milliards d'euros qui sont reversés aux entreprises pour leur redonner des marges (...) Maintenant, le rôle de Pierre Gattaz, c'est comme le nôtre, c'est de dire aux entreprises: 'Il faut y aller, il faut investir, il faut embaucher'", a conclu le ministre du Travail. Le gouvernement a accordé 41 milliards d'euros de baisses de charges et de fiscalité aux entreprises sur cinq ans dans le cadre du crédit d'impôt compétitivité-emploi et du pacte de responsabilité, pour rétablir leurs marges. Mais deux tiers des chefs d'entreprises ont peur d'embaucher et invoquent notamment la rigidité des contrats, le coût du travail et le manque de visibilité économique, selon un sondage Opinionway commandé par le Medef et publié mardi. ID:nL8N0XP2TY (Chine Labbé)

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  • charleco le mercredi 29 avr 2015 à 13:35

    Gattaz, c'est comme Netanyahu : les promesses ne sont jamais tenues et c'est toujours de la faute des autres.