France-Gattaz réclame "une loi d'urgence" pour l'emploi

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    PARIS, 5 janvier (Reuters) - Le président du Medef réclame 
une "loi d'urgence" pour l'emploi "dès janvier ou février" en 
France et craint que le plan anti-chômage de François Hollande 
ne comporte "des demi-mesures conjoncturelles qui risquent de 
faire un flop". 
    Lors de ses voeux aux Français, le 31 décembre, le chef de 
l'Etat a notamment annoncé un programme de formation de 500.000 
chômeurs aux métiers d'avenir et de nouvelles aides à l'embauche 
pour les PME.    . Il devrait préciser ces 
mesures le 18 janvier lors de ses voeux aux forces économiques. 
    "A quoi bon former les chômeurs si on ne se donne pas les 
moyens de créer de l'emploi ? Il faut un électrochoc et un vrai 
traitement économique de l'emploi. Cela doit passer par une loi 
d'urgence dès janvier ou février qui envoie un signal fort aux 
entreprises mais aussi aux investisseurs étrangers", déclare 
Pierre Gattaz dans un entretien aux Echos diffusé mardi sur le 
site internet du quotidien économique. 
    "Le risque est qu'on reste, comme depuis 30 ans, dans un 
traitement social du chômage, avec des demi-mesures 
conjoncturelles qui risquent de faire un flop", déclare-t-il. 
    Constatant que "le marché du travail est bloqué, 
verrouillé", le président de l'organisation patronale plaide 
pour "un plan d'urgence économique comme il y a eu un plan 
d'urgence contre le terrorisme." 
    "La France est peut-être convalescente, elle est loin d'être 
guérie. Et ce n'est pas avec des mesures comme la pénibilité que 
cela va aller mieux", poursuit-il. 
    Le Medef propose pour alternative quatre mesures : des CDI 
sécurisés, "qui prévoient en amont les conditions de 
séparation", et des CDI de projets; la barémisation des 
indemnités prud'homales; des baisses de charges; la création 
d'un nouveau type de contrat de professionnalisation. 
    En remplacement de la future prime à l'embauche, Pierre 
Gattaz juge plus efficace un dispositif «zéro charge» sur les 
embauches de salariés dans les PME de moins de 250 salariés, et 
sur les alternants dans toutes les entreprises, "avec des 
exonérations totales les deux premières années puis une montée 
progressive sur cinq ans pour atteindre le taux normal." 
 
 (Sophie Louet) 
 
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