France-Gattaz accuse les syndicalistes d'agir en "terroristes"

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    PARIS, 30 mai (Reuters) - Le président du Medef, Pierre 
Gattaz, se livre dans le Monde de mardi à une nouvelle charge 
contre les syndicalistes opposés au projet de loi Travail, CGT 
en tête, qu'il accuse de pratiquer la "terreur" et de se 
comporter comme des "terroristes". 
    Le patron du Medef parle même de "dictature stalinienne" 
pour qualifier la décision du syndicat du livre-CGT de bloquer 
la parution de la plupart des quotidiens jeudi dernier, lors 
d'une huitième journée de mobilisation.   
    Selon le Syndicat de la presse nationale, la CGT a agi ainsi 
en guise de représailles au refus de ces journaux de publier une 
tribune du numéro un du syndicat, Philippe Martinez. 
    Mené par la CGT mais aussi Force ouvrière (FO), le front des 
opposants au projet de loi porté par Myriam El Khomri a durci 
ces dernières semaines le mouvement, en multipliant les appels à 
la grève dans des secteurs stratégiques comme l'énergie, et dans 
les transports. 
    "Il faut tout faire pour ne pas céder au chantage, aux 
violences, à l'intimidation, à la terreur. Ce n'est pas ma 
conception du dialogue social mais c'est visiblement celle de la 
CGT", juge Pierre Gattaz dans le Monde. 
    "Faire respecter l'Etat de droit, c'est faire en sorte que 
les minorités qui se comportent un peu comme des voyous, comme 
des terroristes, ne bloquent pas tout le pays", ajoute-t-il. 
    D'après le président du Medef, "ces blocages, qui sont la 
plupart du temps illégaux, vont créer du chômage. C'est pourquoi 
nous demandons le retour de l'Etat de droit." 
    Pierre Gattaz avait déjà évoqué vendredi dernier des 
"méthodes de voyous", sans aller aussi loin dans la condamnation 
des actions menées par la CGT.   
    Dans le Monde, il exhorte à nouveau le gouvernement à ne 
"surtout pas toucher à cet article 2", lequel contient la 
disposition consacrant la primauté des accords d'entreprise, la 
plus plus controversée du projet de loi. 
    "Si (l'article 2) disparaissait, nous demanderions le 
retrait du projet de loi", prévient Pierre Gattaz. 
 
 (Simon Carraud, édité par Yves Clarisse) 
 
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