France-Garde à vue d'un enseignant qui s'est dit victime de l'EI

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    MARSEILLE, 24 février (Reuters) - Un enseignant d'une école 
juive de Marseille qui avait dit avoir été victime d'une 
agression antisémite à l'arme blanche en novembre dernier a été 
placé en garde à vue mercredi pour "dénonciation mensongère", 
a-t-on appris de source policière. 
    L'enseignant avait raconté avoir été agressé le 18 novembre 
dans les quartiers Nord de Marseille par trois jeunes à scooter 
qui arboraient un symbole du groupe Etat islamique et lui 
avaient montré sur un téléphone portable une photo de Mohamed 
Merah, le tueur d'une école juive à Toulouse en 2012. 
    L'enseignant avait expliqué avoir été blessé à l'arme 
blanche au bras et à la jambe. 
    Le récit de cette prétendue agression, cinq jours après les 
attentats qui ont fait 130 morts à Paris et Saint-Denis, avait 
ému la classe politique et le président François Hollande lui 
avait apporté son soutien. 
    Mais dès le début de l'enquête, les policiers ont émis des 
doutes sur le récit de l'enseignant, qui ne correspondait pas 
aux constations médico-légales et à d'autres éléments de 
l'enquête. 
    "Il y a de gros doutes à éclaircir sur les déclarations de 
cette personne qui ne correspondent pas à ce que l'on a pu 
constater sur place", a déclaré à Reuters une source policière. 
    Le 11 janvier dernier, un autre professeur d'une école juive 
de Marseille a été agressé à la machette par un adolescent de 16 
ans radicalisé sur Internet, interpellé peu après et incarcéré. 
 
 (Marc Leras, édité par Yves Clarisse) 
 
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