France-Fillon s'interroge sur Bayrou, cible des sarkozystes

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    * Le député de Paris désapprouve tout accord avant la 
primaire 
    * Quid du rôle de François Bayrou? demande-t-il 
    * Sarkozy et ses soutiens attaquent le président du MoDem 
 
    PARIS, 23 octobre (Reuters) - Un accord électoral avec le 
centre "ne va pas dans le sens de la primaire", a déclaré 
dimanche François Fillon, qui juge que le rôle futur de François 
Bayrou "n'est pas une question mineure". 
    "Un accord électoral avec le centre avant la primaire, je 
trouve que c'est étrange et que ce n'est pas dans le sens de la 
primaire", a estimé l'ancien Premier ministre au "Grand Jury" 
RTL-Le Figaro-LCI. 
    Le président du MoDem, François Bayrou, soutient Alain Juppé 
pour l'investiture présidentielle à droite mais se dit libre de 
se lancer à nouveau dans la course à l'Elysée pour 2017 si le 
maire de Bordeaux, favori du scrutin, venait à perdre la 
primaire. 
    Jeudi, sur Europe 1, Nicolas Sarkozy, qui voue une inimitié 
tenace au maire centriste de Pau depuis qu'il a voté François 
Hollande au second tour de la présidentielle de 2012, a exhorté 
les centristes à "respecter la règle de la primaire". 
    Sa mise en demeure visait également Jean-Christophe Lagarde, 
président de l'UDI, qui appuie aussi Alain Juppé et a fait 
savoir qu'il ne soutiendrait pas "automatiquement" le vainqueur 
de la primaire des 20 et 27 novembre. 
    "Je n'aime pas les gens qui participent à une compétition et 
qui en contestent les règles. Et je dis simplement à M. Bayrou 
et à M. Lagarde que si on soutient un candidat à la primaire, on 
s'engage à respecter la règle de la primaire. Et si jamais ce 
n'était pas le candidat qu'ils soutenaient qui gagnait, eh bien 
ils devraient respecter la règle de la primaire. C'est ça, la 
loyauté", a lancé Nicolas Sarkozy. 
    Dans Le Journal du Dimanche, 165 élus proches de l'ancien 
président, dont François Baroin, Eric Ciotti, Maurice Leroy ou 
François Sauvadet, publient une tribune pour une alternance 
"solide, franche et visible". 
     
    "COMPROMISSION IDÉOLOGIQUE" 
    Pour les signataires, "le retour opportuniste de François 
Bayrou dans la primaire de la droite et du centre est un signe 
annonciateur" de "compromission idéologique". 
    "On ne peut pas sortir du socialisme avec celui qui nous y a 
fait rentrer, surtout lorsqu'il annonce par avance qu'il ne 
respectera pas les choix des électeurs de la primaire si son 
candidat n'est pas choisi", écrivent-ils. 
    La réprobation de François Fillon est plus mesurée mais 
témoigne des interrogations qui se font jour dans les 
états-majors de plusieurs concurrents d'Alain Juppé. 
    "Je pose la question : est-ce que François Bayrou sera 
Premier ministre, est-ce que François Bayrou sera au 
gouvernement si Alain Juppé était élu président de la 
République?", s'est interrogé dimanche le député (Les 
Républicains) de Paris. "Je pense que ce n'est pas une question 
mineure." 
    "C'est justement parce qu'on a trop fait dans le passé ces 
accord électoraux dans tous les sens, avec des partis qui 
souvent ont une représentation qui est moindre que la réalité 
politique, qu'on a abouti à autant d'échecs sur le plan 
économique et social", a-t-il dit. 
    Le maire de Bordeaux, qui a souhaité lundi dernier sur 
Europe 1 "tourner la page" du vote de François Bayrou en 2012,  
a réaffirmé sa volonté, s'il est élu président, de gouverner 
avec les centristes. 
    "On va faire une majorité demain composée à 100% de députés 
Les Républicains ? Ça n'a naturellement pas de sens. Si nous ne 
nous mettons pas d'accord avec nos alliés du centre comme pour 
les élections régionales, eh bien qu'est-ce qu'il va se passer ? 
C'est le Front national qui sera l'arbitre entre nous au 
deuxième tour des élections législatives", a-t-il expliqué. 
 
 (Sophie Louet) 
 
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  • frk987 il y a un mois

    Il n'y a pas à s'interroger, on ne pactise avec Bayrou qui nous a collé FH pendant 5 ans.