France-Fillon prend les devants dans la bataille des parrainages

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    PARIS, 21 avril (Reuters) - François Fillon, qui martèle sa 
détermination à aller "jusqu'au bout" malgré des sondages 
défavorables, met au défi ses adversaires pour la primaire de la 
droite et du centre en publiant une liste de 72 parlementaires 
qui le soutiennent, un nombre bien supérieur aux parrainages 
nécessaires. 
    La Haute autorité de la primaire formalise vendredi les 
conditions de participation à la primaire en mettant notamment  
en ligne les bulletins de parrainage. 
    L'ancien Premier ministre, en déplacement jusqu'à dimanche 
en outre-mer, déplore de longue date l'inflation de candidats à 
l'investiture présidentielle à droite en soulignant que la 
véritable compétition commencera le 9 septembre, date-limite du 
dépôt des candidatures. 
    Pour participer à la primaire, un candidat doit être 
parrainé par au moins 250 élus répartis sur au moins 30 
départements, dont au moins 20 parlementaires, et par au moins 
2.500 adhérents sur au moins 15 départements. 
    Pour l'heure, François Fillon peut se prévaloir du soutien 
de 39 députés, 30 sénateurs et trois députés eurodéputés parmi 
lesquels Pierre Lellouche, Bernard Debré, Gérard Longuet, 
Thierry Mariani ou Bruno Retaillleau. 
    Vingt anciens parlementaires marquent également leur soutien 
au député de Paris dans cette tribune publiée mercredi soir dans 
Le Figaro, tels Hervé Novelli ou François Goulard. 
    François Fillon "a établi une méthode de réformes précise et 
audacieuse qui permettra de mettre en oeuvre rapidement mes 
mesures indispensables au redressement national", écrivent-ils 
notamment. 
    Alain Juppé et Nicolas Sarkozy, qui pourrait se déclarer fin 
août-début septembre, parviendront eux aussi sans peine au quota 
nécessaire de parrains. Le nombre de leurs soutiens est pour 
l'heure tenu secret dans cette étape cruciale de la compétition. 
    Avant l'annonce de sa candidature en février, Bruno Le 
Maire, qui a ravi à François Fillon la place du "troisième 
homme" dans les sondages, avait affiché le soutien de 31 députés 
et sénateurs Les Républicains. 
    Jean-François Copé a assuré début mars disposer du soutien 
d'"une trentaine" de parlementaires et de "150 maires". 
    Pour le reste, Hervé Mariton, Nadine Morano, Nathalie 
Kosciusko-Morizet, Geoffroy Didier et Frédéric Lefebvre sont à 
la peine. 
    "La primaire, elle commencera quand on connaîtra les vrais 
candidats à la primaire, quand ce cirque aura cessé et que seuls 
les candidats qui sont crédibles, qui sont en mesure de 
gouverner notre pays, et qui sont soutenus par un nombre 
suffisant de parlementaires, de responsables politiques, seront 
connus", avait estimé François Fillon le 31 mars sur RTL. 
 
 (Sophie Louet, édité par Yves Clarisse) 
 
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  • M5441845 le jeudi 21 avr 2016 à 14:23

    Pourtant le principe d'une primaire voudrait qu'il y ait au départ autant de candidat qui le souhaitent et qu'il n'en reste qu'un a l'arrivée. Avec le système Français, jamais un Donald Trump ne serait allé aussi loin, mais peut être aussi que Barack Obama aurait été éliminé d'emblée.