France-Fillon durcit à son tour le discours UMP sur l'immigration

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PARIS, 12 novembre (Reuters) - François Fillon prône un nouveau traité de Schengen pour contrôler l'immigration illégale, veut encadrer l'immigration familiale, restreindre l'accès aux prestations sociales et durcir les conditions d'acquisition de la nationalité française. Les candidats déclarés ou putatifs à la primaire à droite pour la présidentielle de 2017 font assaut de fermeté sur les questions migratoires, dont Nicolas Sarkozy a affirmé le 21 octobre qu'elles ne devaient pas être "un sujet tabou mais un sujet majeur" des échéances électorales à venir. Après les propositions de Xavier Bertrand, Alain Juppé, et les déclarations de Nicolas Sarkozy sur la maîtrise des flux migratoires durant la campagne pour la présidence de l'UMP, François Fillon, dans un entretien au Figaro Magazine, s'inscrit à son tour sur une ligne dure face à l'essor du Front national. Les concurrents, au-delà de nuances de forme, convergent sur des idées-forces : renforcer les frontières extérieures de l'Union européenne, développer une immigration "choisie" et restreindre l'immigration familiale. Dans l'interview publiée jeudi, qu'il déclinera lors d'un meeting à Menton (Alpes-Maritimes) vendredi, François Fillon propose un débat annuel au Parlement pour fixer des quotas "adaptés en fonction de la situation du pays" sur la base de "statistiques d'origine" (nationalité, origine géographique). Ce débat suivi d'un vote permettrait de "démontrer que les craintes de nos concitoyens, dans certains quartiers, ne sont pas des fantasmes mais correspondent à une réalité démographique", explique l'ancien Premier ministre. A ce titre, François Fillon juge nécessaire d'encadrer plus strictement le regroupement familial qui, sur 200.000 entrées environ recensées chaque en France, "représente près de la moitié du nombre d'entrées". Les conditions de ressources, logement, durée de résidence du regroupant et maîtrise du français seraient plus sévères, l'accès aux prestations d'aide sociale, aux allocations familiales et aux aides au logement serait interdit "moins de deux ans après l'arrivée régulière sur le territoire". Pour contenir le "tourisme social", expression utilisée par Nicolas Sarkozy, le député UMP réclame la suppression de l'aide médicale d'Etat (AME) au profit des sans-papiers et son remplacement par une dispense temporaire de frais limitée à des urgences sanitaires ou des maladies graves et contagieuses. Pour lutter contre l'immigration illégale, il plaide pour un "Schengen +", le traité garantissant la libre circulation sur le continent, avec la création d'un corps de gardes-frontières européen, un serpent de mer communautaire. Nicolas Sarkozy dit pour sa part vouloir refuser l'application du traité en l'absence d'une "harmonisation des critères des politiques d'immigration". (Sophie Louet, édité par Yves Clarisse)

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  • M8603854 le jeudi 13 nov 2014 à 16:33

    ...et rechercher si la naturalisation des Sarkozy était bien légale...