France-Fessenheim, le "grand chelem" de l'erreur, selon Sarkozy

le
1
    FESSENHEIM, Haut-Rhin, 23 mai (Reuters) - Nicolas Sarkozy a 
qualifié lundi de "grand chelem de l'erreur" la décision 
gouvernementale de fermer la centrale nucléaire de Fessenheim 
dans le cadre de la loi qui prévoit de ramener la part de 
l'électricité d'origine nucléaire à 50% d'ici 2025. 
    Venu à la rencontre des salariés du site alsacien en tant 
que chef du parti Les Républicains, l'ancien président a réitéré 
sa promesse d'annuler cette fermeture ainsi que les dispositions 
de la loi, en cas d'alternance politique en 2017. 
    "On va être obligés d'importer de l'électricité d'Allemagne, 
c'est-à-dire d'importer de l'électricité venant de centrales à 
charbon", a-t-il pronostiqué.  
    "Alors là, on aura fait le grand chelem de l'erreur : fermer 
Fessenheim, déstabiliser EDF, ridiculiser nos ingénieurs, 
détruire la filière nucléaire française, ne plus être au 
rendez-vous de nos engagements en matière (d'émissions) de CO2 
et devenir dépendants de l'Allemagne pour faire fonctionner des 
centrales à charbon dont l'Europe ne veut plus." 
    Il a qualifié "d'insulte" à l'entreprise et à ses salariés 
les 80 à 100 millions d'euros que la ministre de 
l'Environnement, Ségolène Royal, propose à EDF pour compenser la 
fermeture des deux plus âgés de ses 58 réacteurs. 
    "Pour la totalité des experts qui se sont penchés sur la 
centrale, c'est entre deux et trois milliards d'euros", a-t-il 
dit, évoquant le rapport parlementaire de septembre 2014 qui 
évaluait à 4 milliards d'euros l'indemnité possible pour EDF. 
    "Fessenheim, sur vingt ans, peut rapporter au budget 
français, sept milliards d'euros", a-t-il ajouté, sous-entendant 
que les installations mises en service en 1977 passeraient avec 
succès les deux prochaines visites décennales. 
    En réponse à la question d'un ingénieur sur l'avenir d'EDF, 
en graves difficultés financières dues à des investissements 
massifs dans les centrales nucléaires EPR, il s'est dit 
favorable à une ouverture du capital de l'entreprise publique à 
condition que l'Etat ne soit pas être minoritaire. 
    Nicolas Sarkozy s'est également prononcé pour la fin des 
subventions à la production d'énergies renouvelables, via un 
tarif d'achat réglementé et pour donner à l'électricien la 
possibilité de fixer lui-même ses prix de vente. 
    Nicolas Sarkozy, dans son intervention, s'est autorisé une 
pique en direction des syndicats et implicitement de la CGT qui 
avait appelé à le faire battre en 2012. 
    "En 2012, on ne peut pas dire que j'avais tenu un discours 
qui n'était pas franc. Dans la vie, on est tous responsables de 
nos actes. Il y a ceux qui ont aidé François Hollande avec le 
projet qui était le sien et il y a ceux qui l'ont combattu." 
 
 (Gilbert Reilhac, édité par Yves Clarisse) 
 

Valeur associée
  Libellé Bourse Dernier Var. Vol.
Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
  • franck8 il y a 7 mois

    Quel idiot ! Le soulagement, c'est qu'on est sûr qu'il ne sera pas élu.