France-Fekl lance "Movida", pour "la vie des idées" à gauche

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    PARIS, 4 octobre (Reuters) - Le secrétaire d'Etat chargé du 
Commerce extérieur, Matthias Fekl, annonce dans un entretien à 
l'Express diffusé mardi le lancement d'un nouveau mouvement 
politique à gauche, baptisé "Movida".  
    S'il refuse de se prononcer sur une éventuelle candidature 
de François Hollande pour un second mandat, l'élu trentenaire 
dit agir pour "que la gauche gagne en 2017" et au-delà.  
    "Ce qui compte, c'est le chemin que l'on veut dessiner pour 
la France et pour l'Europe. Les ego, c'est bien ; les idées , 
c'est mieux", dit-il dans l'entretien à paraître mercredi.  
    Selon la définition de Matthias Fekl, Movida est un 
"mouvement pour la vie des idées et des alternatives", qui 
appelle la gauche à "renouer avec (ses) fondamentaux".  
    Il rassemble "des jeunes, des intellectuels, des élus de 
toutes les tendances du PS, des sympathisants".  
    Selon l'entourage de Matthias Fekl, Movida a reçu le soutien 
d'une quarantaine de parlementaires socialistes et de membres du 
gouvernement comme le secrétaire d'Etat à l'Enseignement 
supérieur, Thierry Mandon, et son collègue de l'Industrie, 
Christophe Sirugue.  
    Matthias Fekl plaide pour "une nouvelle République, avec un 
septennat non renouvelable, la réduction drastique du nombre de 
parlementaires, le développement du référendum d'initiative 
populaire". Il propose aussi un "service civique européen".  
    Le ministre, qui a récemment demandé l'arrêt des 
négociations entre l'Union européenne et les Etats-Unis sur un 
projet de traité de libre-échange se dit "très critique envers 
le social-libéralisme".  
    "La modernité, ça ne peut pas être de transposer avec 20 ans 
de retard les mesures blairistes ou schrödériennes dont on voit 
les dégâts ailleurs en Europe", dit-il. 
    Matthias Fekl critique la démarche de son ancien collègue de 
l'Economie, Emmanuel Macron, qui a quitté le gouvernement fin 
août pour se consacrer à son mouvement "En marche !" 
    "Emmanuel Macron, qui se présente comme antisystème, est en 
réalité la dernière trouvaille d'un système à bout de souffle", 
dit-il. "C'est la devanture souriante et en apparence 
sympathique d'un modèle et d'intérêts qui le sont beaucoup 
moins." 
 
 (Elizabeth Pineau, édité par Yves Clarisse) 
 
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  • rodde12 il y a 2 mois

    Tant que la gauche n'aura pas compris que les gens doivent être récompensés pour leur mérite et non en fonction du vote espéré elle se déchirera et n'aura pas d'autres voix que celles qu'elle achète. C'est à dire une nomenklatura de fonctionnaires et d'administratifs encadrés par leurs gangs politiques et soutenus par leurs journalistes.