France-Evacuation du site de Sivens après l'abandon du projet

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* Un "redimensionnement" encore flou * Vive tension entre opposants au barrage et agriculteurs * L'évacuation des "zadistes" est en cours (Actualisé avec fin de l'évacuation) par Johanna Decorse SIVENS, Tarn, 6 mars (Reuters) - Les forces de l'ordre ont évacué vendredi les militants écologistes qui occupaient le site du barrage controversé de Sivens après que le conseil général du Tarn a décidé d'abandonner le projet initial et de le "redimensionner". L'ordre d'évacuation a été donné à la mi-journée et la plupart des "zadistes" - une quarantaine au total - ont été évacués sans incident majeur. Les forces de l'ordre ont procédé à une petite dizaine d'interpellations selon le ministère de l'Intérieur. Deux escadrons de gendarmerie - environ 150 hommes - vont rester sur place pour empêcher l'accès au site. Le Premier ministre Manuel Valls avait mis en garde les opposants qui persisteraient à résister, la mort du militant écologiste Rémi Fraisse, tué par une grenade de gendarmerie en octobre dernier sur le site, étant dans tous les esprits. "Il faut maintenant que tout cela s'arrête et que la vie normale reprenne ses droits sur son territoire", a-t-il dit lors d'une conférence de presse commune avec son homologue québécois. Les élus du Tarn ont voté par 43 voix sur 46 en faveur de la résolution proposée par le président socialiste du conseil général, Thierry Carcenac, de faire le choix d'une "retenue d'eau redimensionnée" dans la zone du projet initial. L'exécutif départemental a exigé de l'Etat qu'il procède "sans délai à l'expulsion des occupants sans droit ni titre", les "zadistes" refusant toute retenue dans la zone. ETUDES COMPLÉMENTAIRES Le conseil général a opté pour la solution d'un réservoir réduit dans la zone où devait se situer le barrage initial. "Des études complémentaires doivent être réalisées le plus rapidement possible pour savoir où ce redimensionnement se positionnera, à 300 mètres, à 200 mètres, à 50 mètres ou sur le site actuel", a déclaré Thierry Carcenac à l'issue du vote. "Nous essaierons de trouver la meilleure solution pour répondre au besoin en eau qui est avéré." Il a écarté l'autre solution proposée par les experts, jugée plus coûteuse et plus longue à mettre en oeuvre, un ensemble de trois retenues latérales ou collinaires dont une à Sivens, et les deux autres à proximité. Les ministres de l'Ecologie et l'Agriculture ont approuvé la décision du Conseil général qu'ils estiment équilibrée. "Ségolène Royal et Stéphane Le Foll saluent cette décision, qui, tout en respectant l'ensemble des critères de protection environnementale, sécurisera les apports en eau nécessaire pour des productions agricoles à forte valeur ajoutée et génératrices d'emploi local", ont-ils dit dit dans un communiqué. A l'arrêt depuis octobre, le projet initial de barrage-réservoir a été enterré mi-janvier par Ségolène Royal, à la suite d'un rapport d'experts défavorable. Favorable au projet de barrage, Maryline Lherm, conseillère générale du canton de Lisle-sur-Tarn et maire de cette même commune où devait être construit l'ouvrage, a voté pour son redimensionnement avant tout pour obtenir l'évacuation des zadistes qui occupent la zone depuis octobre 2013. "Si je vote ce texte, c'est parce qu'il y a l'évacuation à la clé", a-t-elle déclaré, pour en finir avec "la souffrance" des habitants de la vallée du Tescou. L'élue départementale Anne Laperrouze a également voté le texte pour que "l'Etat de droit soit respecté" bien qu'il demeure pour elle "un compromis avec un peu de flou". (Avec Julien Ponthus à Paris, édité par Yves Clarisse)

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  • grinchu1 le vendredi 6 mar 2015 à 18:39

    combien nous coûtent ces contestations qui n'en finissent pas...???