France-Enquête sur les soupçons d'abus sexuels en Centrafrique

le
0
    PARIS, 5 avril (Reuters) - Le parquet de Paris a ouvert une 
nouvelle enquête sur des soupçons d'abus sexuels dénoncés par 
les Nations unies la semaine dernière et visant des militaires 
français basés en Centrafrique, a-t-on appris mardi de source 
judiciaire. 
   Le parquet a reçu, via le ministère français de la Défense, 
une dénonciation de l'Onu sur des soupçons d'exploitation et 
d'abus sexuels commis de 2013 à 2015 à Dékoa, dans l'est du 
pays. 
   Ce document ne donne pas de précisions sur le nombre possible 
de victimes, sur leur âge, ou sur le nombre de militaires 
impliqués, précise la source judiciaire.  
   Les Nations unies ont annoncé fin mars avoir élargi le 
périmètre de leur enquête sur les accusations d'abus sexuels 
commis par des militaires étrangers en République centrafricaine 
(RCA) et en avoir informé la France, le Gabon et le Burundi.   
   Le Haut-Commissaire des Nations unies aux droits de l'homme, 
Zeid Ra'ad al Hussein, a évoqué des accusations "révoltantes" et 
demandé à ce que l'enquête de l'Onu ne laisse rien dans l'ombre. 
Les enquêteurs de l'Onu ont interrogé 108 victimes présumées, 
mineures pour la plupart pour des abus sexuels perpétrés entre 
2013 et 2015. 
   La France enquête de son côté depuis l'an dernier sur les 
accusations portées contre les soldats de sa force Sangaris, qui 
n'est pas sous commandement des Nations unies. 
 
 (Gérard Bon, édité par Yves Ckarusse) 
 
Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
Aucun commentaire n'est disponible pour l'instant