France-Enquête sur le suicide d'une jeune femme sur Periscope

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 (Actualisé avec précisions parquet d'Evry) 
    PARIS, 11 mai (Reuters) - Le parquet d'Evry a ouvert une 
enquête après le suicide dans l'Essonne d'une jeune femme de 19 
ans qui a filmé ses derniers instants sur l'application 
Periscope, a annoncé mercredi le procureur de la République de 
la ville. 
    La jeune femme a mis fin à ses jours mardi sous les yeux de 
plusieurs personnes en se jetant sur les rails d'un RER C, qui 
roulait en direction de Saint-Quentin-en-Yvelines, en gare 
d'Egly, dans la grande banlieue de Paris. 
    Selon France Info, qui a révélé l'information, des centaines 
de personnes ont assisté en direct à son geste.  
    "Cette personne a adressé, dans les heures précédent son 
suicide, un SMS à un jeune homme, ami du compagnon avec lequel 
elle a entretenu une relation affective", précise le procureur 
d'Evry, Eric Lallement, dans un communiqué. 
    "Dans ce SMS, elle évoque des violences et un viol que son 
compagnon lui aurait fait subir et déclare mettre fin à ses 
jours à cause du mal que celui-ci lui avait fait", ajoute-t-il.  
    La jeune femme s'est connectée à cinq reprises mardi à 
l'application Periscope, qui permet de diffuser des vidéos en 
temps réel, et a continué à filmer sur le quai de la gare. 
    "Elle s'exprime longuement sur sa vie et ses relations 
affectives difficiles avec son ancien compagnon", précise le 
communiqué. 
    Les gestionnaires de Periscope ont censuré la cinquième 
intervention, d'une durée de 29 minutes et qui précède de peu 
son suicide. Mais celle-ci sera bientôt à la disposition des 
enquêteurs, précise le parquet d'Evry.  
    Dans des séquences Periscope publiées sur Youtube, la jeune 
femme aux longs cheveux noirs explique à ses "followers" qu'il 
va se passer quelque chose en live et que cette vidéo est "faite 
pour faire réagir les gens" et pas "pour faire le buzz". 
    Elle déconseille aux mineurs de continuer à la suivre. 
    Le téléphone portable de la jeune femme, qui a été retrouvé 
près de son corps, est toujours en cours d'exploitation. 
    Selon les premiers éléments de l'enquête, la victime avait 
un "profil psychologique fragile et les enquêteurs de la 
gendarmerie ont commencé à entendre ses proches pour tenter 
d'expliquer son geste, précise Eric Lallement. 
    Une autopsie et des analyses toxicologiques et 
médicamenteuses seront réalisées au cours des prochains jours. 
 
 (Gérard Bon, édité par Yves Clarisse) 
 
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