France-Emmanuel Macron veut rassembler et restaurer la confiance

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* Macron veut éviter les "oppositions stériles" * Sapin salue un nouveau binôme plus "cohérent" * "Il faut savoir quitter la scène", dit Montebourg par Jean-Baptiste Vey PARIS, 27 août (Reuters) - Le nouveau ministre de l'Economie, Emmanuel Macron, a assumé mercredi sa différence avec son prédécesseur Arnaud Montebourg, disant sa volonté de restaurer la confiance des entreprises, des investisseurs et des Français en évitant les "oppositions stériles", pour redresser une économie française stagnante. Ancien secrétaire général adjoint de l'Elysée chargé de la politique économique, cet énarque âgé de 36 ans a largement contribué à bâtir la politique de François Hollande, dont la critique par Arnaud Montebourg a provoqué le remaniement. "Nous n'avons pas toujours eu les mêmes sensibilités", a-t-il dit lors de sa prise de fonction aux côtés d'Arnaud Montebourg mais "au fond nous sommes deux hommes de conviction qui appartenons à la même famille". Deux hommes, toutefois, dont l'un sera bien plus dans la ligne social-démocrate définie par François Hollande, ainsi que l'a résumé le ministre des Finances Michel Sapin, qui a partagé la direction de Bercy avec Arnaud Montebourg et accueille un nouveau binôme. "C'est un changement d'homme, presque un changement de génération, c'est un changement de style", a-t-il dit sur France Inter. "Mais c'est surtout une cohérence totale, absolue, que n'avait pas Montebourg (...) Il faut que ce soit clair, stable et que chacun sache où on va. Avec Macron, on sait où on va." De fait, la nomination mardi d'Emmanuel Macron sur fond de contestation de la politique "de l'offre" en faveur des entreprises a été qualifiée de "provocation" dans les rangs des "frondeurs" du Parti socialiste. Emmanuel Macron représente à leurs yeux l'aile droite de l'exécutif, coupable selon eux d'alimenter la crise de l'économie française par une politique d'austérité et d'aide aux entreprises quand il faudrait aider davantage les ménages. "BONNE CHANCE MANU" "Il s'agit de se battre. Mais se battre, ça ne se fera pas contre une partie de notre camp, ça ne se fera pas contre une partie des Français, ça se fera avec toutes les énergies", a dit Emmanuel Macron, qui fut à l'Elysée le point de contact entre la présidence la République et les entreprises. L'expression de cette conviction intervient le jour de l'ouverture de l'université d'été de la première organisation patronale française, le Medef, à laquelle participera le Premier ministre, Manuel Valls, dans l'après-midi. Le président du Medef, Pierre Gattaz, a salué en Emmanuel Macron un homme qui "a trois atouts". "Il connaît l'entreprise, il connaît l'économie de marché, il connaît la mondialisation", a-t-il dit sur RTL. "Il paraît important, pour être ministre de l'économie, d'avoir ses trois atouts face à la situation de la France qui est grave", a-t-il ajouté en insistant une nouvelle fois sur la nécessité de rendre confiance aux entrepreneurs. Emmanuel Macron entend justement s'y atteler, comme il l'a dit à sa prise de fonctions à Bercy : "Ma première fonction ici sera de rassembler, de réveiller ces énergies, de les mettre en marche et de redonner à la France sa place", a-t-il affirmé. Il faut, a-t-il insisté, "restaurer la confiance que nos partenaires, les investisseurs, l'étranger, doivent avoir dans notre pays et de restaurer aussi la confiance que les Français doivent avoir en eux-mêmes". "Sans celle-ci, nous ne pourrons rien faire." Arnaud Montebourg lui a fait part de son amitié et de son respect, assurant que "les désaccords ne sont pas un problème". "Il faut savoir quitter la scène quand on ne sait pas jouer plus longtemps la comédie", a ajouté l'ancien ministre de l'Economie, lui souhaitant "bonne chance Manu". (Avec Grégory Blachier, édité par Yves Clarisse)

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  • zoila5 le mercredi 27 aout 2014 à 11:49

    Quand une politique économique ne marche pas, c'est qu'elle est trop socialiste... Faite par la droite ou la gauche... Beregovoy meilleur que Juppé... En France, il faut augmenter la dose de libéralisme... Si, Hollande le fait, il peut réussir... Je préfère un ouvrier comme beregovoy ou Monory qu'un énarque comme Juppé ou Macron... Au ministre de l'économie

  • M78543 le mercredi 27 aout 2014 à 10:57

    " cet énarque âgé de 36 ans a largement contribué à bâtir la politique de François Hollande " ........... donc pas trop de changement sauf qu'il sort de l'ombre ..... mouarf

  • giu0513 le mercredi 27 aout 2014 à 10:48

    Super, il n'y a plus qu'à changer tous les autres ministres et nous aurons un gouvernement de droite...Que de temps perdu...Le socialo-communisme est un cancer, les syndicats ses métastases ...

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