France-Emmanuel Macron en passe de quitter le gouvernement

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    * Le ministre devrait remettre sa démission mardi après-midi 
    * Un départ attendu après une série de transgressions 
    * Il devrait se consacrer à son mouvement "En Marche" 
    * Ses intentions pour la présidentielle restent un mystère 
 
 (Actualisé avec déclarations, contexte) 
    PARIS, 30 août (Reuters) - Le ministre de l'Economie 
Emmanuel Macron devait présenter mardi après-midi sa démission à 
François Hollande, reprenant sa liberté en vue de l'élection 
présidentielle de 2017 pour laquelle ses intentions restent 
inconnues. 
    L'ancien banquier d'affaires, âgé de 38 ans, devait 
s'entretenir avec le chef de l'Etat à 15h00 à l'Elysée, selon 
une de ses sources proches, qui a confirmé des informations des 
Echos, de Marianne et de BFM TV. 
    Après des mois de rumeurs et de démentis, Emmanuel Macron a 
donc décidé de se consacrer pleinement à son mouvement politique 
"En Marche!" lancé le 6 avril, avec l'intention affichée d'aller 
"jusqu'à 2017 et jusqu'à la victoire". 
    Sa nomination à Bercy le 26 août 2014, en remplacement 
d'Arnaud Montebourg, avait été une surprise. Il maintient 
aujourd'hui le mystère sur ses ambitions futures : fer de lance 
de François Hollande ou cavalier seul ? 
    Il a d'ores et déjà exclu de concourir à la primaire de la 
gauche pour la présidentielle et a toujours fait valoir sa 
loyauté envers le chef de l'Etat, auquel il doit sa mise sur 
orbite politique. 
    Le Premier ministre Manuel Valls, qui ne cachait plus son 
exaspération depuis des semaines face à l'émancipation de ce 
trublion, l'avait accusé de "céder aux sirènes du populisme" 
après un meeting à la Mutualité le 12 juillet, deux jours avant 
l'intervention du chef de l'Etat pour la fête nationale. 
    François Hollande l'avait alors rappelé aux règles de la 
solidarité gouvernementale : "Respecter ces règles, c'est rester 
au gouvernement, ne pas les respecter, c'est ne pas y rester." 
    Le ministère de l'Economie s'est refusé à tout commentaire 
sur le calendrier et le scénario du départ d'Emmanuel Macron, 
qui était attendu et devrait s'accompagner d'une campagne  
médiatique, avec notamment la publication d'un ouvrage. 
    "Il a décidé de se mettre en marche dans une direction que 
nous ignorons encore. Ne spéculons pas", a commenté sur iTELE le 
porte-parole du PS, Olivier Faure. 
    Tenant d'une approche libérale qui hérisse l'aile gauche du 
Parti socialiste, une formation dont il n'est pas membre, 
l'ancien inspecteur des Finances irritait au sein de la majorité 
où ses transgressions idéologiques, ses formules polémiques sur 
les salariés des abattoirs Gad "illettrés" par exemple, étaient 
perçues comme autant de provocations. 
     
    "MONSTRES POLITIQUES" 
    Il avait défendu avec difficulté en 2015 au Parlement sa loi 
"pour la croissance, l'activité et l'égalité des chances 
économiques", finalement adoptée via l'article 49-3 de la 
Constitution. 
    "Dans un moment où le clivage gauche-droite s'affirme de 
manière brutale (...), sa capacité à rester audible devenait 
compliquée puisqu'il avait fait le choix d'emprunter un chemin 
particulier qui est celui du ni droite ni gauche", a commenté 
Olivier Faure sur BFM TV. 
    Pour le député européen Jean-Luc Mélenchon, cofondateur du 
Front de gauche, cette démission "pour être candidat" est un 
nouveau coup porté à François Hollande qui, écrit-il dans un 
tweet, "ne produit que des monstres politiques". 
    Pour le député socialiste "frondeur" Laurent Baumel, la 
décision d'Emmanuel Macron "signe l'affaiblissement incroyable" 
du président de la République, qui dira à la fin de l'année s'il 
se présente en 2017. 
    L'ancien Premier ministre Jean-Pierre Raffarin (Les 
Républicains) a déclaré sur BFM TV déplorer dans le départ 
annoncé d'Emmanuel Macron "un problème supplémentaire pour notre 
économie". 
    "Il ne s'est pas beaucoup occupé d'industrie, il ne s'est 
pas beaucoup occupé des Français sauf parfois pour les insulter, 
les traiter d'illettrés. Il a d'abord pensé à sa carrière 
personnelle et je pense que sa démission en est le symbole", a 
réagi le secrétaire général de la CGT, Philippe Martinez, lors 
de sa conférence de presse de rentrée. 
    "Un ministre-clé du dispositif de François Hollande qui part 
dans la dernière ligne droite du quinquennat, ça peut être vu 
comme faisant désordre, un signe supplémentaire d'une majorité 
présidentielle balkanisée", a dit à Reuters Frédéric Dabi 
(Ifop). 
    "Pour Macron, l'enjeu est de transformer une forte 
popularité en intentions de vote mais la tâche est rude, d'abord 
parce qu'il n'est pas bien vu à gauche, et que sa popularité à 
droite ne se transforme pas forcément en voix", a-t-il ajouté. 
 
 (Sophie Louet avec Emmanuel Jarry, Jean-Baptiste Vey, Yann Le 
Guernigou, Ingrid Melander) 
 
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  • M8252219 il y a 3 mois

    Billard à 3 bandes , Macron pourrait piquer des voies à A. Juppé ce qui ferait passer Sarko à la primaire LR !!!!!!! et permettrait à Pèpère Savamieux de revenir sur le devant de la scène . ?? Un coup de Tulle , Jarnac étant déjà pris par tonton.