France/Elevage-Le gouvernement ne veut plus de baisses de prix

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    PARIS, 12 février (Reuters) - Le gouvernement a menacé 
vendredi la grande distribution et les industriels français de 
durcir la réglementation encadrant les négociations commerciales 
avec les producteurs agricoles en difficulté si la campagne 2016 
devait se traduire par des baisses de prix. 
    "Au vu de la situation particulièrement grave dans laquelle 
se trouvent les éleveurs français, les ministres ont indiqué 
très clairement aux entreprises de la distribution et de la 
transformation qu'il n'était pas acceptable que les négociations 
commerciales conduisent en 2016 à des baisses de prix pour les 
filières en difficulté, en particulier pour les produits 
laitiers", lit-on dans un communiqué.  
    Celui-ci a été publié à l'issue d'une réunion des principaux 
acteurs de l'industrie et de la distribution avec des 
représentants du monde agricole autour des ministres de 
l'Agriculture et de l'Economie, Stéphane Le Foll et Emmanuel 
Macron. 
    Les deux ministres "ont annoncé qu'ils étaient prêts à 
durcir le cadre législatif si les négociations commerciales ne 
respectaient pas ces objectifs", indique le communiqué. 
    Dans l'immédiat, ils ont décidé de lancer un audit sur 
l'impact de la loi de modernisation de l'économie sur les 
filières lait et viandes. 
    Toujours selon le communiqué, Emmanuel Macron a rappelé la 
priorité donnée à la DGCCRF (Direction générale de la 
concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes) 
en matière de contrôle du déroulement des négociations 
commerciales, "afin que toute pratique abusive soit 
immédiatement sanctionnée."  
    La loi Macron pour la croissance et l'activité et l'égalité 
des chances économiques votée l'an passé prévoit la possibilité 
d'amendes allant jusqu'à 5% du chiffre d'affaires des 
entreprises concernées. 
    Les ministres de l'Agriculture et de l'Economie ont en outre 
présenté lors de cette réunion le projet de décret portant sur 
l'obligation d'étiquetage de l'origine des viandes et du lait 
dans les produits transformés. 
    Le texte sera transmis en début de semaine par le 
gouvernement à la Commission européenne et au Conseil d'Etat, 
comme prévu par les réglementations française et communautaire. 
    Le communiqué indique enfin qu'un travail va être engagé 
avec les acteurs de la production, de la transformation et de la 
grande distribution sur la prise en compte des coûts de revient 
moyens agricoles dans les indicateurs utilisés pour la fixation 
des prix. 
     
    Voir aussi : Semaine décisive pour l'exécutif sur le front 
agricole   
 
 (Yann Le Guernigou, édité par Guy Kerivel) 
 

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