France-Du mieux pour les délais de paiement

le
0
    PARIS, 22 mars (Reuters) - Les délais de paiement des 
entreprises sont restés stables en 2015 en France et se sont 
sensiblement améliorés en 2016, année marquée par la pleine mise 
en oeuvre du renforcement de l'arsenal législatif et 
administratif adopté en 2014 pour lutter contre leur 
allongement. 
    Dans son rapport annuel publié mercredi, l'Observatoire des 
délais de paiement souligne une fois de plus que les mauvais 
payeurs sont plus nombreux chez les grandes entreprises que chez 
les PME, moins d'une sur deux payant dans les délais (60 jours) 
chez les premières contre deux sur trois chez les secondes. 
    L'année 2015 a été marquée par une stabilité des délais 
mesurés sur la base des données comptables collectées par la 
Banque de France : le décalage de trésorerie entre les 
règlements des clients et les paiements aux fournisseurs s'est 
ainsi établi à 12 jours, comme en 2014. 
    La proportion des entreprises ayant subi des retards de 
paiements de leur clients n'a pas varié non plus, à 32%.  
    L'Observatoire souligne que la suppression des retards de 
paiement permettrait de libérer 11 milliards d'euros de 
trésorerie nette pour les entreprises (un milliard de moins 
qu'en 2014), dont 16 milliards pour les seules PME. 
    Sur 2016, les retards de paiements des entreprises 
françaises tels qu'estimés par le cabinet Altares sur la base 
d'une observation factuelle de la réalité des paiements sont 
revenus à 11,6 jours en moyenne au troisième trimestre, contre 
12,9 fin 2015.  
    Ils étaient montés jusqu'à 13,6 jours au printemps 2015. 
    Ce recul est dû pour l'essentiel à celui des "grands retards 
de paiement (plus de 30 jours), qui ne représentent plus que 
6,6% du total contre 8,0% au 2e trimestre 2015. 
    Le secteur public y a aussi contribué, à commencer par 
l'Etat, avec un jour de retard de moins entre le printemps et 
l'été 2015, même s'il continue d'évoluer au-dessus (plus de 15 
jours) de la moyenne des mauvais payeurs. 
    L'an passé, 228 procédures d'amendes ont été lancées pour 
retards de paiement abusifs par la Direction générale de la 
concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes 
(DGCCRF), pour près de 11 millions d'euros. Vingt-neuf ont été 
publiées sur le site de la DGCCRF. 
    La loi Sapin 2 adoptée fin 2016 relève le plafond des 
amendes encourues à deux millions d'euros, contre 375.000 
auparavant et prévoit une publication systématique de celles qui 
seront prononcées.  
 
 (Yann Le Guernigou, édité par Sophie Louet) 
 
Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
Aucun commentaire n'est disponible pour l'instant