France-Du mieux pour le moral des dirigeants de PME-ETI

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    PARIS, 14 septembre (Reuters) - La confiance des dirigeants 
de PME et ETI (entreprises de taille intermédiaire) françaises, 
qui avait connu un coup d'arrêt avant l'été, rebondit en cette 
rentrée mais leurs prévisions d'investissement accusent une 
baisse sensible pour tomber à leur plus bas niveau depuis un an. 
    Selon l'Observatoire OpinionWay pour la Banque Palatine et 
Challenges, à paraître jeudi, ils sont 79% à se montrer 
confiants pour l'activité de leur entreprise, soit trois points 
de plus qu'en juin. 
    La proportion de dirigeants de PME et ETI se déclarant 
confiants dans les perspectives à six mois de l'économie 
française se reprend à 40%, neuf points de plus qu'avant l'été, 
retrouvant son niveau de janvier. 
    La fin des débats autour de la loi Travail et des 
perturbations sociales liées à ce texte contribuent à cette 
amélioration, précisent les auteurs de l'enquête. 
    Le niveau de confiance des patrons interrogés dans les 
perspectives de l'économie mondiale reste stable à 54%.  
    Mais l'indice qui synthétise leurs perspectives 
d'investissement est en net recul (-4 points à 108) et retrouve 
ses niveaux de l'automne 2015. 
    "Instable tout au long du 1er semestre, ne réussissant pas à 
enchaîner deux mois consécutifs de hausse, l'indice 
Investissement est désormais orienté à la baisse depuis juin. 
C'est la preuve de la grande prudence des dirigeants pour les 
prochains mois", souligne l'étude. 
    Sur le plan de l'emploi, une grande majorité de PME-ETI 
(75%, +3 points) envisagent de maintenir leur nombre de salariés 
(72%) au cours des six prochains mois, l'écart entre celles qui 
prévoient d'augmenter leurs effectifs salariés (15%) et celles 
qui prévoient de les réduire (8%) se traduit par un solde 
d'embauches toujours positif, à sept points contre six en juin. 
    L'enquête a été menée auprès d'un échantillon représentatif 
de 301 dirigeants d'entreprises générant un chiffre d'affaires 
compris entre 15 et 500 millions d'euros, interrogés par 
téléphone entre le 22 août et le 2 septembre. 
 
 (Yann Le Guernigou, édité par Yves Clarisse) 
 
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