France-Droite et centre divisés sur le vote d'une censure de gauche

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    PARIS, 25 mai (Reuters) - Les groupes Les Républicains (LR) 
et UDI (centriste) de l'Assemblée sont divisés sur l'opportunité 
de voter une motion de censure du gouvernement que pourrait 
déposer la "gauche de la gauche" pour faire barrage à la réforme 
du Code du travail. 
    Alors que le refus de la voter était quasi unanime il y a 
quelques jours, les positions ont évolué chez certains députés. 
    Le député LR Eric Ciotti a annoncé mercredi sur Sud radio et 
Public Sénat qu'il était prêt à voter le texte que les 
"frondeurs" espèrent être en mesure de déposer en juillet, lors 
de la deuxième lecture de ce texte controversé à l'Assemblée, en 
cas de nouveau passage en force grâce à l'article 49-3 de la 
Constitution qui permet une adoption sans vote. 
    "Le gouvernement est impuissant, il ne pourra plus rien 
faire jusqu'à la fin du quinquennat", a-t-il dit. "Donc, s'il y 
a une motion de censure, je la voterai", a-t-il déclaré. 
    Des propos partagés par Guillaume Larrivé, un de ses 
collègues lui aussi proche de Nicolas Sarkozy, et par Nathalie 
Kosciusko-Morizet, députée LR et candidate à la primaire à 
droite pour l'élection présidentielle. 
    Mais d'autres députés LR y sont opposés. 
    L'ancien ministre Benoist Apparu n'entend pas partager un 
"texte de l'extrême gauche" et "ajouter à la crise économique, 
sociale une crise politique de première ampleur". 
    "Donc, soyons raisonnables, restons responsables, le 
gouvernement est légitime à aller au bout de son mandat. Il y a 
une élection en 2017, respectons les échéances", a conclu le 
lieutenant d'Alain Juppé, candidat à la primaire de la droite 
pour l'élection présidentielle. 
    Selon un autre proche d'Alain Juppé, le vote d'une censure 
suivi d'une dissolution permettrait à Nicolas Sarkozy de 
"torpiller" la primaire à droite et "d'empocher la mise". 
    Le groupe UDI semble lui aussi divisé. Son président, 
Philippe Vigier, semblait la semaine dernière plutôt hostile à 
un vote favorable mais le président de l'UDI, Jean-Christophe 
Lagarde, s'est dit ouvert mardi sur Europe 1. 
    "A moins qu'elle soit totalement déraisonnable dans son 
texte, nous la voterons car la loi El Khomri qui a totalement 
dérapé, qui ne ressemble plus à rien, doit être retirée." 
    Surpris par ces ralliements, les députés socialistes 
"frondeurs" sont restés évasifs mercredi. 
    "La balle n'est plus au Parlement pendant quelque temps. Le 
sujet est dans la rue, le sujet est dans la discussion que le 
pouvoir acceptera ou pas d'engager avec les syndicats", a 
déclaré l'un de leurs chefs de file, Laurent Baumel. 
     
 
 (Emile Picy, édité par Yves Clarisse) 
 
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  • frk987 il y a 7 mois

    Un PS dépassé par les événements et par sa gauche, une droite complétement paumée dans ses combats d'ego, un FN qui attend en embuscade. Brillant avenir en vue.

  • frk987 il y a 7 mois

    L'urgent est de virer le PS, pour le reste on verra avec des élections qui donneront une crédibilité au gouvernement suivant.