France-"Difficile" pour Bartolone de rester au perchoir-Larcher

le , mis à jour à 17:48
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(Complète Bartolone) PARIS, 12 mai (Reuters) - Le président du Sénat, l'UMP Gérard Larcher, a estimé mardi qu'il serait "difficile" mais "nullement incompatible" pour son homologue de l'Assemblée nationale de rester à son poste tout en faisant campagne pour les élections régionales de décembre. Le socialiste Claude Bartolone a annoncé la semaine dernière sa candidature à la présidence de la région Ile-de-France et a obtenu le ralliement de tous ses concurrents potentiels au PS, dont le président sortant Jean-Paul Huchon. L'UMP, et notamment sa candidate à la présidence de la région, Valérie Pécresse, réclame la démission du président de l'Assemblée nationale, estimant qu'il ne pourrait plus présider les débats de manière impartiale en faisant campagne. Le président du Sénat a émis mardi sur LCI et Radio Classique un jugement plus prudent. "Cette décision lui appartient, ce n'est nullement incompatible", a dit Gérard Larcher. "C'est un peu difficile quand on est président d'une assemblée, donc dans une fonction d'arbitre, d'être l'arbitre et en même temps dans le jeu." Claude Bartolone a répété qu'il n'entendait pas s'effacer avant son éventuelle élection à la tête de la région la plus riche de France lors du scrutin de décembre. Mais il a annoncé que, pendant la campagne électorale, il laisserait les vice-présidents le suppléer à la présidence de l'Assemblée, notamment pour les séances de questions au gouvernement de mardi et mercredi. Le président du groupe UMP, Christian Jacob, a jugé mardi que cette décision "posait un problème institutionnel et de bon fonctionnement de notre assemblée", sans toutefois non plus demander la démission de Claude Bartolone. Il a demandé au président de l'Assemblée "davantage de précisions" comme, par exemple, sur les réceptions à l'hôtel de Lassay, les déplacements en province ou bien encore l'usage de la réserve parlementaire. Le PS gouverne actuellement 21 des 22 régions métropolitaines mais a perdu tous les scrutins depuis l'arrivée de François Hollande à l'Elysée en 2012. Avec la réforme territoriale, le nombre de régions métropolitaines est passé de 22 à 13 et le gain de l'Ile-de-France serait un symbole fort pour la droite. (Emile Picy, édité par Yves Clarisse)

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  • M5441845 le mardi 12 mai 2015 à 13:57

    Depuis que Bartolone a dit qu'il fallait supprimer le sénat, c'est fou comme ils s'aiment ces deux la....