France-Dieudonné condamne "sans aucune retenue" les attentats

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PARIS, 4 février (Reuters) - Dieudonné, poursuivi pour apologie d'actes de terrorisme en raison d'un message posté sur Facebook après les attentats djihadistes qui ont fait 17 morts début janvier en France, a dit mercredi condamner "sans aucune retenue" ces attaques. Le 11 janvier dernier, au soir d'une grande marche citoyenne en hommage aux victimes, le polémiste avait écrit qu'il se sentait "Charlie Coulibaly", détournant le slogan "Je suis Charlie" en référence à l'un des trois auteurs des attaques, Amedy Coulibaly, qui a tué une policière et quatre juifs. "Bien évidemment, je condamne sans aucune retenue et aucune ambiguïté les attentats", a déclaré Dieudonné devant le tribunal correctionnel de Paris. "J'ai senti beaucoup d'émotion ce jour-là (...) Je me sens Charlie évidemment (...) Et puis en même temps je me sens traité comme un terroriste", a ajouté celui qui se dit victime de censure, "traqué dans chacune de ses répliques". "C'était une expression qui était en gestation dans ma recherche de paix", a-t-il poursuivi, affirmant ne pas avoir voulu choquer les familles des victimes, et regrettant que ses propos aient été "détournés." Dieudonné, qui estime avoir créé un "débat" avec cette phrase, encourt sept ans d'emprisonnement et 100.000 euros d'amende, les faits présumés ayant été commis en ligne. Célèbre pour sa "quenelle", interprété comme un salut nazi inversé par des associations mais qu'il présente comme "antisystème", il a été condamné à plusieurs reprises pour provocation à la haine raciale. La semaine dernière, il a comparu pour des propos tenus en 2013 dans son spectacle "Le Mur", interdit dans plusieurs villes de France début 2014 sur impulsion de Manuel Valls, alors ministre de l'Intérieur. Revendiquant une "distance" perçue d'après lui par son public, il a assuré ne pas être antisémite, "parce que ça n'est pas drôle" de l'être. ID:nL6N0V74U2 Interrogé sur la raison pour laquelle il a choisi d'associer "Charlie" à "Coulibaly" le 11 janvier, et non "Kouachi", du nom des auteurs de l'attaque contre Charlie Hebdo, Dieudonné a dit avoir choisi Amedy Coulibaly car celui-ci a tué une policière martiniquaise "qui ressemble trait pour trait à (sa) fille." "C'est lui qui met une balle dans le dos de ma fille", a-t-il dit. (Chine Labbé, édité par Yves Clarisse)

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  • M1300741 le mercredi 4 fév 2015 à 15:02

    il a raison ,mais il en fait trop !