France-Dieudonné condamné en appel pour "Charlie Coulibaly"

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    PARIS, 21 juin (Reuters) - La cour d'appel de Paris a 
condamné mardi Dieudonné à deux mois de prison avec sursis et 
10.000 euros d'amende pour avoir écrit sur Facebook qu'il se 
sentait "Charlie Coulibaly" après les attentats qui ont fait 17 
morts en janvier 2015, a-t-on appris auprès de l'avocat d'une 
partie civile.  
    Reconnu coupable d'apologie d'actes de terrorisme, le 
polémiste devra également publier sa condamnation dans trois 
quotidiens nationaux, a précisé Me Rémi-Pierre Drai, qui 
représente Avocats sans frontières.  
    En première instance, en mars 2015, Dieudonné avait été 
condamné à la même peine de prison, mais sans amende. 
    Me Rémi-Pierre Drai s'est réjoui de la "sévérité accrue" de 
l'arrêt de la cour d'appel, par rapport au jugement de première 
instance, "parfaitement justifiée dans le contexte actuel et 
compte-tenu de la notoriété de Dieudonné". 
    L'avocat de Dieudonné n'était pas joignable dans l'immédiat. 
    Le 11 janvier 2015, au soir d'une marche citoyenne en 
hommage aux victimes de la tuerie de "Charlie Hebdo" et du 
magasin Hyper Cacher de la porte de Vincennes, Dieudonné avait 
écrit sur Facebook qu'il se sentait "Charlie Coulibaly".  
    Il avait ainsi détourné le slogan "Je suis Charlie" en 
référence à l'un des trois auteurs des attaques, Amedy 
Coulibaly, qui a tué une policière et quatre juifs. 
    Ses propos avaient ensuite été retirés de sa page Facebook. 
    En première instance, le tribunal avait estimé que par cet 
"amalgame provocateur", Dieudonné "s'identifiait" à Amedy 
Coulibaly, contribuant ainsi à "banaliser" ses actes. 
    Lors de cette première audience, Dieudonné avait déclaré 
condamner "sans aucune retenue" les attaques des 7, 8 et 9 
janvier 2015. Il avait expliqué s'être senti exclu de la marche 
parisienne et traité "comme un terroriste" par les autorités, 
affirmant ne pas avoir voulu choquer les familles des victimes, 
et regrettant que ses propos aient été "détournés". 
    Célèbre pour sa "quenelle", qu'il présente comme un geste 
"antisystème", Dieudonné à été condamné à de nombreuses reprises 
pour injure ou provocation antisémite.  
 
 (Chine Labbé, édité par Yves Clarisse) 
 
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  • M9080875 le mardi 21 juin 2016 à 16:40

    Liberté d'expression ? Oui mais avec de la prison ! Liberté de manifester ? Oui mais avec des grands coup de matraque ! La quenelle de la gauche sera mémorable ! En tout cas j'espère que vous la sentez passer ! :)

  • Berg690 le mardi 21 juin 2016 à 16:33

    Cassation, CEDH....