France-Deux membres présumés d'Eta interpellés au Pays basque

le , mis à jour à 19:34
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(Actualisé avec détails §4 à 6) BORDEAUX, 8 juillet (Reuters) - Deux membres présumés de l'organisation séparatiste basque Eta recherchés par les autorités judiciaires espagnoles ont été interpellés mardi soir à Ossès (Pyrénées-Atlantiques), a-t-on appris mercredi de source proche de l'enquête. L'un des deux etarras présumés est Iñaki Reta de Frutos, considéré comme l'un des responsables de la logistique de l'organisation, spécialiste des explosifs. L'autre est Xabier Goienetxea, un ancien membre de l'organisation de la jeunesse radicale basque espagnole Segi, proche d'Eta. Ce dernier, âgé de 35 ans, faisait l'objet d'un mandat d'arrêt délivré dans le cadre du meurtre de Jean-Serge Mérin, brigadier-chef de police assassiné le 16 mars 2010 à Dammarie-les-Lys (Seine-et-Marne), a-t-on appris de source proche du dossier. Six autres etarras impliqués dans ce dossier doivent comparaître devant les assises spéciales de Paris. Seul Xabier Goienetxea, accusé d'avoir appartenu à ce commando après la découverte d'empreintes dans une voiture, était en fuite. Les deux interpellations ont été menées mardi soir dans une maison située à Ossès, à une quarantaine de kilomètres de Bayonne, par la DIPJ de Bordeaux, la DGSI et le Raid, soutenus par la Garde civile espagnole, a précisé la source. Deux personnes ont été blessées lors d'échauffourées qui ont éclaté dans la nuit entre les forces de l'ordre et des personnes protestant contre ces interpellations. Au cours de la perquisition qui a duré une partie de la nuit, des documents en lien avec Eta ont été saisis, mais pas d'armes ni d'explosifs. Eta a annoncé le 20 octobre 2011 qu'elle renonçait définitivement à la lutte armée mais a depuis refusé de rendre les armes et de se dissoudre. Le 15 juillet dernier, l'organisation a annoncé le démantèlement de sa branche militaire et la mise en place d'un groupe d'experts chargés de neutraliser les armes et explosifs en sa possession. Au début du mois de mai, elle a de nouveau refusé un plan de désarmement proposé par le gouvernement basque de Vitoria. Plus de 800 personnes ont péri dans les attaques et les attentats commis par le groupe séparatiste basque pendant près de quatre décennies. (Claude Canellas, édité par Yves Clarisse et Chine Labbé)

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